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Posts Tagged ‘technophobie’

Le Postillon, Numérique: mais qu’est-ce qu’on attend?, 2018

A propos de l’incendie de
la Casemate à Grenoble

« S’opposer au numérique inclusif, c’est s’opposer à la liberté des esprits. » C’est un tweet de Mounir Mahjoubi, député En Marche et secrétaire d’État chargé du numérique. Il l’a écrit pour réagir à l’incendie de la Casemate, un centre de culture scientifique technique et industriel (CCSTI), qui a eu lieu fin novembre à Grenoble. C’était juste pendant le bouclage du dernier Postillon, alors on n’a presque rien écrit dessus. Pendant la distribution du journal, beaucoup de gens nous en ont parlé, interloqués, dubitatifs, voire en colère.

Moi, franchement, la liberté des esprits, je suis pour. Et c’est pour ça que je me pose plein de questions autour de l’invasion actuelle du « numérique inclusif » dans toutes les sphères de la vie, et du « grand remplacement » des humains par les robots. Des questions qui ne sont portées que par quelques esprits chagrins rompant l’enthousiasme général autour du tsunami numérique, et qui n’existent quasiment pas dans les centres de culture scientifique comme la Casemate, alors que cela devrait être leur raison d’être. Avec ces questions, je suis allé au festival Transfo, « le premier festival du numérique 100 % alpin », et à une rencontre avec la nouvelle directrice de la Casemate. Et j’en reviens avec la certitude que s’opposer au déferlement numérique est une nécessité impérieuse. Lire la suite…

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Cédric Biagini, Le grand méchant technophobe, 2011

8 octobre 2013 Laisser un commentaire

Le 7 février 2011, l’institut Diderot organisait au Sénat une journée de réflexion sur « l’avenir du progrès ». Des penseurs renommés y déploraient l’influence grandissante dans la société française de la critique de la technoscience et de l’idée de progrès. Signe des temps, un autre think tank, plus à droite, la Fondapol (Fondation pour l’innovation politique), vient de consacrer deux notes à cette thématique : « Contester les technosciences : leurs réseaux », par Sylvain Boulouque et « Contester les technosciences : leurs raisons » par Eddy Fougier.

Se présentant comme « une fondation libérale, progressiste et européenne » – tout un programme -, la Fondapol, créée en 2004, est considérée comme la boîte à idées de l’UMP. Elle « privilégie quatre enjeux : la croissance économique, l’écologie, les valeurs et le numérique ». Lire la suite…