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Retour sur la révolution industrielle

1 juillet 2016 Laisser un commentaire

Couverture N&Mc 12Le n°12 de Notes & Morceaux choisis, bulletin critique des sciences, des technologies et de la société industrielle (éd. La Lenteur, 144 p., 12 euros) vient de paraître! Ci-dessous une brève présentation de cet ouvrage:

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Présentation de l’éditeur:

Dans les années qui suivent la bataille de Waterloo et l’effondrement de l’empire napoléonien (1815), l’Angleterre accueille de nouveau des voyageurs, après une longue période d’isolement. Ils découvrent à cette occasion les bouleversement accomplis en un quart de siècle: la révolution industrielle.

Se forme alors une doctrine qui célèbre l’organisation sociale fondée sur les stupéfiantes avancées technologiques de cette époque: l’industrialisme. Cette doctrine ne se confond pas avec le libéralisme – les saint-simoniens, ancêtres directs d’un certain socialisme, sont de fervents industrialistes. Au contraire, Sismondi, bien que favorable au libre échange, est anti-industrialiste.

Ainsi, l’industrialisme possède deux faces, l’une libérale, l’autre “organisatrice” (ou socialiste). Une ambivalence que le vaste courant antilibéral de ce début de XXIe siècle évite soigneusement de mentionner. Lire la suite…

François Jarrige, Les hommes remplacés par des robots, 2014

De plus en plus de tâches sont automatisées, accomplies par des machines. Un gigantesque appareillage technique permet de répondre à nos besoins sans que nous n’ayons à utiliser nos mains ni notre cerveau. Dépendant d’esclaves mécaniques qui produisent à sa place, l’homme sans travail n’a-t-il plus qu’à revendiquer le droit à la paresse ?

Deux économistes américains viennent de publier un ouvrage intrigant et fascinant intitulé Le second âge des machines 1. Analysant les effets des rapides transformations technologiques en cours avec l’informatisation et l’expansion considérable du numérique, ils proposent une thèse forte : nous serions entrés dans un « deuxième âge des machines » qui se caractériserait par l’automatisation des activités dans lesquelles les humains et les « fonctions cognitives » étaient considérées jusque là comme indispensables. Alors que le premier âge des machines, celui qui s’était engagé avec la « Révolution industrielle » du début du XIXe siècle, se caractérisait par l’automatisation des tâches nécessitant un effort physique, le nouvel âge des machines viserait quant à lui au remplacement des fonctions intellectuelles elles-mêmes. Lire la suite…