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Posts Tagged ‘Rémi Fraisse’

Qui veut la peau des ZAD ?, 2015

17 mars 2015 Laisser un commentaire

Était-ce de l’ironie ? Le 6 mars, jour même où la « Zone à Défendre » (ZAD) de la forêt de Sivens a été une nouvelle fois évacuée par la police, Manuel Valls s’est inquiété du « silence de la société et des intellectuels » devant la montée de l’extrême-droite (Le Monde du 7 mars 2015). Vue du Tarn, où les opposants à la construction du barrage de Sivens ont été pendant tout le mois de février confrontés à des pratiques d’inspiration fasciste, la déclaration du Premier ministre apparaît comme une insolente provocation. Car c’est bien sur une frange de l’extrême-droite que son gouvernement s’est appuyé pour affaiblir la lutte contre le projet de barrage et faciliter l’évacuation de la ZAD du Testet. Pour rendre intelligible cette affirmation, un bref retour sur des faits peu médiatisés est nécessaire. Lire la suite…

Sans aucune retenue, journal de la forêt de Sivens, 2014

14 janvier 2015 Laisser un commentaire

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Sans Aucune Retenue, Journal de la forêt de Sivens n°1/7

25 octobre 2014

 

Les zones humides, on n’en a rien à foutre

ou

Comment, après avoir dévasté la nature, la société industrielle et écologiste achève de la détruire en « l’aménageant »

 

« Les passionnés de la nature sont à l’avant-garde de sa destruction. »

Bernard Charbonneau, Le Jardin de Babylone

1. Ce bulletin, qui paraîtra quotidiennement pendant sept jours, tiendra sur le projet d’aménagement d’une retenue d’eau sur la rivière Tescou, dans la forêt de Sivens, des propos qui seront, justement, sans retenue et sans ménagement. Y seront posées certaines questions que le mouvement esquive : des tendances technocratiques de l’écologie à la question de la violence comme méthode de lutte.

2. Les arbres tombent, les opposants restent. À la fin du déboisement, la résistance au barrage du Testet a pris un nouveau cours. Pourtant, elle parle toujours le même langage : celui du moratoire et de la contre-expertise, tenu par les écologistes légalistes du collectif « Sauvegarde du Testet ». Ce collectif a vu disparaître, avec la zone humide, son argument principal de protection et de conservation de la nature. Pourtant, la lutte continue : et au-delà de l’écologie, sur quoi se fonde t-elle ? Lire la suite…

Riesel & Philipponneau, Au-dessus du volcan, 2014

24 décembre 2014 Laisser un commentaire

Quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse, deux auteurs de l’Encyclopédie des nuisances, nous font parvenir la version originale, non modifiée, de leur tribune parue dans Le Monde du 5 décembre 2014 sous le titre Un État qui règne au dessus du volcan.

Le constat est désormais banal : la société-monde s’abîme dans ses crises. Jamais dans l’histoire une société n’avait imaginé prévoir si précisément l’agenda de son effondrement. Que ce soit l’ampleur du réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’empoisonnement généralisé de la planète ou la certitude de futurs Fukushima, chaque mois amène son lot de détails sur les contours et le timing de l’inéluctable. On y avait accoutumé les populations. Les États et leurs supplétifs verts se faisaient rassurants. Ils en faisaient leur affaire : il y aurait encore de beaux jours, moyennant une désagréable mais inévitable période d’adaptation. Des « décroissants » s’en remettaient à l’Etat pour imposer les restrictions et la rééducation utiles au retour de la joie de vivre.

Tout ceci a volé en éclats en moins d’une décennie. Lire la suite…

Un Estado que rige encima de un volcán, 2014

24 décembre 2014 Laisser un commentaire

Frente a la dominación social y al caos geopolítico mundial, se levanta una juventud que se niega a seguir el juego del “complejo económico-industrial”. De este modo se inventan solidaridades concretas y otros modos de vida.

Constatarlo ahora es trivial: La sociedad-mundo se precipita en sus crisis. Nunca antes en la historia una sociedad había previsto con tanta precisión la agenda de su hundimiento. De la amplitud del calentamiento climático al agotamiento de los recursos naturales, el envenenamiento generalizado del planeta nos aporta mensualmente el correspondiente paquete de detalles sobre las líneas generales de lo ineluctable. La población ya se había acostumbrado a ello. El Estado y sus supletorios verdes trataban de tranquilizarla, pues esa era su tarea: vendrían días mejores tras un desagradable pero inevitable periodo de adaptación. Los “decrecentistas” apelaban al Estado para imponer las restricciones necesarias y la reeducación pertinente de cara al retorno de tiempos más felices.

Todo esto se ha ido al garete en menos de una década. Lire la suite…