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Posts Tagged ‘pronucléaire’

Jean-Pierre Dupuy, Confusionniste nucléaire, 2019

20 juin 2019 Laisser un commentaire

Lettre ouverte au mensuel La Décroissance

Quelle surprise de lire dans La Décroissance n°159 de mai 2019 une interview tout ce qu’il y a de plus complaisante et servile de la Pourriture Nucléariste et du Technocrate Pseudo-Critique Jean-Pierre Dupuy!

Ce personnage pour le moins ambigu – en tout cas qui se veut un conseiller des dirigeants et qui travaille clairement pour «l’acceptabilité sociale» de toutes les innovations technologiques – l’a certainement mauvaise de s’être fait doublé par Pablo Servigne & Co et sa start-up de l’Happy Collapse sur les questions de risque technologique auprès des instances gouvernementales et patronales. C’est manifestement cet aspect qui lui vaut de paraître en toute innocence dans votre journal.

Mais ce polytechnicien, avec son dernier ouvrage La Guerre qui ne peut pas avoir lieu, essai de métaphysique nucléaire (éd. Desclée de Brouwer, 2019) est toujours aussi à côté de la plaque et hors de la réalité. Lire la suite…

Mathieu Gaulène, De quoi la Fondation Sasakawa est-elle le nom?, 2011

A lire le bilan de la Fondation franco-japonaise Sasakawa (FFJS), branche française de la très influente Fondation Sasakawa, on serait tenté de penser que l’on a là à faire à une banale institution culturelle japonaise. Pourtant, à de nombreuses reprises ces dernières années, des affaires ont rappelé ce qui se cache derrière cette fondation. Dernière en date, le procès de Karoline Postel-Vinay a servi de piqûre de rappel. Lire la suite…

Antoine Costa, Protéger et détruire, 2019

24 avril 2019 Laisser un commentaire

Dans un article publié début janvier dans Var Matin [1] le directeur d’ITER France, la société en charge de la construction du réacteur expérimentale à fusion thermonucléaire ITER sur le site du CEA de Cadarache affirme que « la défense de l’environnement n’est pas un vain mot  » pour son entreprise et que cette dernière « prend les choses à cœur  ». Le sous-préfet de son côté renchéri en soulignant « l’attachement de l’entreprise [ITER France] à la cause environnementale  ». On savait que le nucléaire avait de nouveau le vent en poupe avec le réchauffement climatique, mais de là à dire qu’il protège la biodiversité… Évacuons la première hypothèse d’un canular pour nous consacrer à une autre plus plausible : Var Matin serait en réalité une officine du CEA chargé de la communication d’ITER.

La question inévitable que tout visiteur du « dehors » finit par formuler : « Ne craignez vous pas de sauter un jour ou l’autre, vous et vos laboratoires ? » attire aussi inévitablement cette réponse « Au début peut-être mais on oublie vite. Si le service du feu ne procédait pas à des exercices, personne ne songerait au danger. L’habitude… » souligne mon interlocuteur avec le sourire.

L’emprise sur l’atome, dans Le futur à déjà commencé, Robert Jungk, 1953.

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Thierry Ribault, Le désastre de Fukushima et les sept principes du national-nucléarisme, 2014

17 novembre 2014 Laisser un commentaire

L’idéologie qui fonde la société nucléaire, dont se sont dotés les défenseurs en profondeur du nucléaire et à laquelle les populations se soumettent, est organisée autour de la déréalisation de la perception du monde. Elle fait le choix, quand elle le juge nécessaire, d’annihiler la vie au nom de l’intérêt national et de déposséder les individus de leur propre existence et de leur liberté au nom d’un supposé intérêt collectif servant de paravent à des intérêts industriels supérieurs. Pour ce faire, cette idéologie légitime et organise la coexistence d’une technologie des plus avancées, avec une profonde régression de la conscience.

Je qualifie cette idéologie de national-nucléarisme, car lorsque la vérité est scandaleuse, les mots trop légers en viennent à falsifier la réalité des souffrances qu’ils nomment. Les sept principes sur lesquels repose le national-nucléarisme sont ici présentés, à partir de l’observation de l’administration du désastre inachevable de Fukushima, qui marque une étape nouvelle du progrès dans la morbidité. Lire la suite…

Thierry Ribault, The Fukushima disaster and the seven principles of national-nuclearism, 2014

17 novembre 2014 Laisser un commentaire

The fundamental ideology underlying the nuclear society adopted by ardent advocates of nuclear power is structured around the derealization of world views. When it deems it necessary, this ideology chooses to destroy life on alleged national interest grounds; it deprives individuals of their own existence and freedom on presumed grounds of community interest, camouflaging superior industrial interests. To achieve this, it legitimizes and organizes the co-existence of one of the most advanced technologies, with profound retrogression in consciousness.

I refer to this ideology as national-nuclearism because when the truth is scandalous, superficial words distort the reality of the suffering they make reference to. Analyzing how the unfinishable Fukushima disaster was managed, we present the seven principles on which national-nuclearism is based. This marks a new phase in the march towards morbidity. Lire la suite…

Thierry Ribault, Nucléaire au CNRS: attention, académiciens de garde!, 2013

23 janvier 2014 Laisser un commentaire

Au CNRS, on est « idéologue » quand on critique le nucléaire,
mais rationnel quand on le promeut…

Le président du CNRS, Alain Fuchs, a confié en mars dernier une « mission sciences citoyennes » à Marc Lipinski, directeur de recherche au CNRS, conseiller régional EE-LV. Convaincu que « la recherche peut à la fois rester libre et répondre à la demande sociale », M. Lipinski proposera au CNRS :

« des dispositifs pour favoriser le dialogue et le rapprochement entre la recherche et les citoyens, essentiellement représentés et organisés dans des associations. »

L’annonce de cette mission ayant fait l’objet d’attaques virulentes, notamment de la part de plusieurs membres de l’Académie des sciences, il me revient, en tant que chercheur au CNRS, d’éclairer publiquement la mauvaise foi de ses détracteurs, dont l’objectif n’est autre que d’exercer sur cet organisme des pressions politiques, notamment dans le domaine du nucléaire. Lire la suite…

L’exploration spatiale, « nouvelle frontière » du nucléaire ?

14 avril 2013 Laisser un commentaire

Le premier robot propulsé au plutonium s’est posé sur Mars lundi 6 août 2012. Il y a eu beaucoup de réjouissance et d’enthousiasme dans les grands médias, mais aucune mention de l’énorme danger que l’appareil a fait courir aux gens et aux autres formes de vie sur Terre avant d’arriver sur Mars. Cette sonde martienne, nommé « Curiosity » par la NASA, a un vilain défaut…

Dans sa déclaration sur l’impact environnemental (Environmental Impact Statement, EIS) de Curiosity, la NASA a dit que les chances étaient « globalement » de moins de 1 sur 220 pour que du plutonium soit dispersé durant sa mission. Si la fusée qui l’a porté depuis la Floride avait explosé au lancement (or une fusée sur 100 est détruite au lancement) ceci aurait dispersé du plutonium jusqu’à une centaine de kilomètres à la ronde, soit jusqu’à Orlando, dit la déclaration. Si la fusée n’avait pas réussi à vaincre la gravitation et à amener Curiosity sur Mars, mais qu’elle était retombée dans l’atmosphère, se désintégrant dans sa chute, c’est une grande partie de la Terre qui aurait été touchée par le plutonium. Lire la suite…

Pourquoi le nucléaire ne peut être condamnable, 2012

A Monsieur le secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques,

Monsieur Xavier Darcos

Je réagis tardivement à la tribune intitulée « Pourquoi le nucléaire ne peut être condamnable » que vous avez fait publier dans le journal Le Figaro du 9 avril 2012.

Permettez-moi d’abord de féliciter votre Académie pour cette prise de position courageuse et impartiale en faveur d’une industrie trop injustement décriée ces derniers temps.

J’ai été particulièrement sensible à cette déclaration: « Craindre le nucléaire au point de vouloir l’éradiquer n’est pas une attitude rationnelle. » Que n’avez-vous pas développé plus avant les arguments imparables qui viennent soutenir cette affirmation frappée au coin du bon sens! Et notamment celle-ci qui devrait clouer le bec à nombre d’écologistes extrémistes: il est impossible de « sortir du nucléaire » puisque certains déchets nucléaires resteront actifs pour encore quelques milliers d’années! Lire la suite…

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Où est le problème?

Dans un souci de pluralisme, nous publions cette lettre émanant d’un pronucléaire…

 

Paroles de lecteurs

Depuis la destruction (sans conséquences humaines graves) des réacteurs de Fukushima par un tsu-nami catastrophique, le débat nucléaire se développe dans le « Courrier des lecteurs ». Je relève cinq lettres depuis le 7 mai, dont deux sont pronucléaires et trois sont antinucléaires. Peut-on affirmer pour autant que 40% de vos lecteurs sont « pro », 60% sont «anti»? Certes non ! On sait bien que les «anti» sont des militants, utilisant toutes les ressources pour faire connaître leur point de vue.

Les «pro» sont souvent des ingénieurs, techniciens, cadres, médecins, travaillant ou non dans cette industrie, mais que leur formation prédispose à comprendre ce dont il s’agit. Ces personnes répugnent à s’engager dans des actions militantes, sont discrètes et isolées, et ne sont pas habituées ni incitées à faire entendre leur voix.

En fait, le déchaînement organisé contre le nucléaire, fondé sur des risques supposés inacceptables pour l’environnement ou la sécurité, remonte au début des années 1970. Les trois lettres visées ci-dessus reprennent des arguments cent fois ressassés, dont l’exagération déraisonnable a été montrée de façon convaincante par des gens compétents. Exemples d’arguments faux, les vertus des éoliennes et autres énergies «renouvelables», le coût, l’irrégularité, les nuisances diverses de ces techniques supposées «propres» les condamnent à n’être, au mieux, qu’un appoint ; les ressources en uranium et thorium: elles sont infinies dès lors que les surgénérateurs, qui marchent très bien même si leur nécessité économique n’est pas actuelle, entreront en service; les dangers des déchets, qui sont en fait parfaitement maîtrisés ; les risques d’accidents de réacteurs, qui sont réels mais dont Fukushima a montré que leurs conséquences sanitaires sont très faibles; la possibilité de se passer du nucléaire: une illusion devant l’épuisement de certaines ressources en combustibles, les risques pour le climat, la croissance de la population mondiale et de ses besoins, même si l’on admet que cette croissance est arrivée à son terme dans les pays développés; le coût du démantèlement des installations en bout de course, lieu d’évaluations fantaisistes que rien n’étaye; les difficultés de démarrage de la filière EPR, en voie de résolution, et explicables pour toute technique nouvelle.

Jean Günther – Lyon

Le Monde, rubrique « Courrier du jour », le 24 mai 2011.

Ce Jean Günther n’est pas un autre Günther (Anders), et finalement, contrairement à ce que pourrait laisser croire le caractère grossièrement trompeur des affirmations avancées, ce n’est pas une caricature des arguments pro nucléaires. En effet, M. Jean Günther existe bel et bien: c’est un ancien ingénieur à la retraite, membre de l’Association des Ecologistes pour le Nucléaire (AEPN) et qui donne de temps à autre des articles pour l’Association Française d’Intoxication Scientiste (AFIS). Mort de rire!