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Posts Tagged ‘physique’

Pascal Charbonnat, Comment Newton a inspiré la biologie, 2012

14 février 2015 Laisser un commentaire

Au XVIIIe siècle, nombre de naturalistes ont invoqué Dieu pour expliquer le vivant et son origine. Peu à peu, l’histoire naturelle s’est affranchie de ces idées grâce à des arguments inspirés de la physique newtonienne.

Lorsque l’on s’interroge sur les apports de Newton à la science, viennent immédiatement à l’esprit ses lois de la mécanique, sa théorie de la gravitation ou son calcul infinitésimal, et les révolutions que ces concepts ont entraînées dans l’étude des phénomènes physiques. Néanmoins, la physique et les mathématiques ne furent pas les seuls domaines influencés par l’œuvre de Newton. Comme tant d’autres savants et philosophes, nombre de naturalistes du XVIIIe siècle ont été marqués par ses idées. Lire la suite…

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Pierre Thuillier, Goethe l’hérésiarque, 1976

17 février 2014 Laisser un commentaire

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Goethe, dans les manuels classiques d’histoire des sciences, occupe une position assez marginale. Il est vraisemblable que, pour beaucoup de scientifiques, le vieux sage de Weimar fait partie d’une espèce de folklore para-scientifique (voire a-scientifique) dont il n’y a pas grand-chose à tirer. Dans la division du travail intellectuel telle qu’elle est aujourd’hui établie, il est devenu « évident » que Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) se définit avant tout, conformément au Petit Larousse illustré, comme un « écrivain ». Les Souffrances du jeune Werther. Poésie et vérité, Faust : voilà des réussites. Mais en science ? A première vue (et malgré le coup d’éclat de l’os intermaxillaire), le palmarès est moins brillant. Tout se passe comme si les productions scientifiques de Goethe ne constituaient qu’une parenthèse négligeable dans sa carrière d’homme de lettres.

Peut-être même serait-il charitable de ne pas insister. Car regardons-y de plus près : le trait le plus marquant de la « science » de Goethe, ce pourrait bien être le refus de Newton. Non seulement il déclarait avec insolence : « Ne prêtez pas la moindre attention aux Newtoniens » [1] ; mais toute une partie de son Traité des couleurs est expressément destinée à prouver que Newton n’y a rien compris [2]. En deux mots, Goethe refusait la vraie science, la science officielle. Il n’admettait pas, ce poète, que la physique mathématique fût le fin du fin en matière de connaissance ; malgré quelques coups de chapeau aux mathématiques, il ne ménageait pas ses sarcasmes à l’égard de la « gent mathématicienne ». Comment prendre au sérieux ce dinosaure de la pensée scientifique ? Lire la suite…