Archive

Posts Tagged ‘maladie’

Richard C. Lewontin, Les causes et leurs effets, 1991

17 février 2016 Laisser un commentaire

« Il faudra que certains aient le courage d’intervenir sur la lignée germinale [humaine] sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n’ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l’addition de gènes (provenant de plantes ou d’animaux), pourquoi s’en priver ? Où est le problème ? »

Déclaration de James Watson,
– codécouvreur de la structure en double hélice de l’ADN en 1953 –
lors d’une conférence à l’université de Californie en 1998.

Ce qui suit est un ensemble d’extraits adaptés et commentés du chapitre III (Causes and their effects) du livre de Richard C. Lewontin, Biology as Ideology, the doctrine of DNA (1991). Les passages que nous avons réécrits, parce que Lewontin considère que son lecteur possède déjà des connaissances en biologie, sont entre points (•…•) et les commentaires que nous avons ajoutés, parce qu’il ne va pas toujours au bout de ses raisonnements, sont entre crochets et en italiques ([…]) ; toutes les notes de bas de page ont été ajoutées par nous. Lewontin, en tant que scientifique, emploie le “nous” pour parler des travaux et des activités des chercheurs. Dans nos commentaires et nos corrections, notre point de vue étant différent, nous avons employé d’autres tournures. Lire la suite…

Tromper la mort, 2012

Quand en 2005, Barbara apprend que suite à la chimiothérapie, la tumeur de son sein gauche doit être enlevée et que cela signifie ablation, elle ne peut accepter cette « mutilation » qu’avec l’issue de la reconstruction plastique.

« La reconstruction a été une nécessité pour reconstruire mon identité de femme et accepter l’ablation. »

Affirme-t-elle gaiement huit mois après être sortie de la pose de son dernier implant mammaire. Je la retrouve chez elle en début d’après midi, dans sa maison pavillonnaire dans la banlieue d’Angoulême. C’est avec une poignée de mains ferme et accueillante qu’elle m’ouvre sa porte d’entrée. Avec de grandes foulées, elle traverse sa maison en tranchant l’espace. Chacun de ses gestes sont une affirmation. Je la suis timidement jusqu’à la table de sa terrasse. Elle est prête comme ça à me raconter son histoire, sa maladie. Nous ne nous sommes jamais vu, je viens tout juste de la contacter par téléphone. Elle se livre. Lire la suite…