François Jarrige, Technocritique et écologie dans les années 1970, 2017

À la fin des années 1960, tandis que la question écologique s’affirme, les techniques pénètrent de plus en plus dans le champ de la critique sociale et politique. Alors que les oppositions aux grands équipements et aux politiques de modernisation des années 1945-1960 souffraient d’un manque de visibilité dans l’espace public et d’un déficit d’assises théoriques, celles des années 1970 montent en puissance et deviennent plus visibles (Pessis, Topçu et Bonneuil, 2013). Lire la suite »

Jean-Pierre Dupuy, Confusionniste nucléaire, 2019

Lettre ouverte au mensuel La Décroissance

Quelle surprise de lire dans La Décroissance n°159 de mai 2019 une interview tout ce qu’il y a de plus complaisante et servile de la Pourriture Nucléariste et du Technocrate Pseudo-Critique Jean-Pierre Dupuy!

Ce personnage pour le moins ambigu – en tout cas qui se veut un conseiller des dirigeants et qui travaille clairement pour «l’acceptabilité sociale» de toutes les innovations technologiques – l’a certainement mauvaise de s’être fait doublé par Pablo Servigne & Co et sa start-up de l’Happy Collapse sur les questions de risque technologique auprès des instances gouvernementales et patronales. C’est manifestement cet aspect qui lui vaut de paraître en toute innocence dans votre journal.

Mais ce polytechnicien, avec son dernier ouvrage La Guerre qui ne peut pas avoir lieu, essai de métaphysique nucléaire (éd. Desclée de Brouwer, 2019) est toujours aussi à côté de la plaque et hors de la réalité. Lire la suite »

Bertrand Louart, Jean-Pierre Dupuy, un catastrophiste bien mal éclairé, 2011

Jean-Pierre Dupuy est aujourd’hui connu comme le penseur de la catastrophe. Cela n’empêche pas celui qui prétendit être dans les années 1970 un « critique radical de la société industrielle » avec Ivan Illich, dont il contribua à faire connaître les idées en France, d’être maintenant… pronucléaire !

Dans les années 1970, Dupuy a fait connaître, traduire et publier les ouvrages d’Ivan Illich. A l’époque, il dirige la collection Techno-critique aux éditions du Seuil, collection qui a pour ambition « d’esquisser des alternatives à la société industrielle », car

« les maux et frustrations dont souffre l’humanité ne sont pas dus simplement à des « bavures » ou à une planification défectueuse de la société, mais découlent inévitablement de caractéristiques intrinsèques du projet technique, qui amènent à prendre pour fin ce qui n’est que moyen. »Lire la suite »