Thierry Ribault, «Osons» le zéro Hulot pour le zéro nucléaire, 2015

Faut-il s’en prendre par priorité à ses ennemis où à ses « alliés objectifs » dont on suppose qu’ils « pourraient faire beaucoup mieux » ? Mon choix personnel est clair : à ses ennemis, et c’est un reproche que je ferais à la gauche en général, d’avoir toujours préféré l’entre-déchirement à la lutte ciblée au bon endroit. Le débat sur les questions soulevées ici est cependant essentiel, c’est pourquoi je publie ce billet, mais seulement parce que je sais que d’autres viendront remettre en question, non pas les faits – qui sont avérés – mais l’approche, qui pourrait être plus consensuelle. Lire la suite »

Philippe Oberlé, La pandémie est nucléaire, 2020

Dans un épisode de la série de vidéos « Il est temps » d’Arte (3 août 2020), Jean-Marc Jancovici, ingénieur français diplômé de l’École Polytechnique, fondateur et président de The Shift Project – « le think tank de la transition carbone » – et associé fondateur de Carbone 4 – « premier cabinet de conseil spécialisé sur la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique » – n’ a pas peur de déclarer:

« Et gros, je vois le nucléaire comme un amortiseur de la décroissance, plus efficace que l’éolien ou le solaire. Et amortir la décroissance, quand on est dans un monde instable, c’est diminuer les risques, parce que sinon, la décroissance subie et rapide, ça se termine en barbarie. »

Cette déclaration est à classer parmi les nombreuses absurdités défendues avec vigueur par les nuisibles et autres parasites proches du pouvoir cherchant par tous les moyens à maintenir l’ordre socio-économique et technologique dominant, même au prix de la vie sur Terre. Lire la suite »

Bertrand Louart, Jean-Marc Jancovici, l’écolocrate nucléariste, 2012

Dans la série “pourritures nucléaristes”…

Jean-Marc Jancovici est le modèle de l’écolocrate prêt à tout pour «sauver la planète», c’est-à-dire pour repeindre en vert (virant sur le kaki) les entreprises, l’industrie, le marché… sans oublier, bien sûr, le nucléaire.

Jean-Marc Jancovici (né en 1962) est sorti de Polytechnique et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) Télécom de Paris. Il s’est fait connaître au cours des années 2000 par ses ouvrages à destination du grand public sur les problèmes de l’énergie et du changement climatique [1]. A ce titre, il est devenu membre du “comité de veille écologique” de la fondation Nicolas Hulot et il a participé à l’élaboration du “Pacte écologique” signé par les candidats à la présidence de la république en 2007.

Un journaliste de Libération nous présente ses idées à partir de son dernier ouvrage intitulé Changer le monde, tout un programme ! [2] :

Vous n’avez pas tout à fait en tête le tableau ? Jancovici se fait un plaisir de vous le rappeler : nos modes de production et de consommation vont inévitablement provoquer l’effondrement de notre système shooté au toujours-plus-d’énergie-pour-tous. Une longue période décroissance et de chaos s’ensuivra dans un monde fragmenté et conflictuel. Diable! L’auteur traîne pourtant derrière lui une solide réputation de sérieux, à cent lieues des talibans verts ou des millénaristes. [3]

Pour un journaliste hyper-progressiste, comprendre que l’on ne peut avoir une croissance économique infinie dans un monde aux ressources limitées, c’est forcément la preuve que l’on est un illuminé, un fanatique, etc. Il lui faut donc l’autorisation d’un expert patenté pour commencer à prendre au sérieux ce simple constat.Lire la suite »