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L’enfer vert, Un projet pavé de bonnes intentions

12 août 2013 Laisser un commentaire

Publié une première fois sous forme de brochure en décembre 2011, L’enfer vert, Un projet pavé de bonnes intentions de Tomjo, rédacteur au sein du journal lillois La Brique, vient d’être republié avec des compléments aux éditions L’Echappée. Ci-dessous, quelques extraits.

A Lille, les écolo-technocrates sont au pouvoir. Ils sont élus et techniciens des collectivités locales ou ingénieurs en R&D. Sous couvert de « sauver la planète » et les « générations futures », les Verts enrobent de tout leur savoir faire écologiste l’édification de la « technopôle » de la « ville ubiquitaire », de la « France augmentée ». A parti de leur projet de traçabilité des clients des transports en commun par des cartes à puces RFID, ce livre déroule l’histoire de la plus-value écologiste dans la réquisition du territoire et la mobilisation des populations par l’économie. […]

A la première publication de ce livre, je n’ai constaté aucune réaction publique de la part des premiers visés, élus et militants verts. Certains continuant à me serrer la main après avoir promis, en privé, de me mettre la leur dans la figure. Peut-être leur manque-t-il un « indicateur de pertinence » pour évaluer les critiques émises à leur encontre. Rats gestionnaires confortablement installés dans leur fromage vert, pourquoi se défendraient-ils face à un individu sans importance collective? Ils comprennent trop bien ce qu’on leur reproche pour ne pas feindre l’incompréhension. Pirouettes, balourdises, feintes méprises, toute la panoplie de la mauvaise foi sert leur dérobade. «Regarde, les V’Lille, ça marche, les gens en veulent.» «Je te casse la gueule tout de suite ou plus tard, ha ha?» – tape dans le dos. «Tu vois, on a crypté les données, faut pas faire de parano!» Les arguments ne peuvent se rencontrer, la critique politique émise ici ne peut les atteindre. Aucune controverse n’est possible, la gestion est sourde à la politique. Lire la suite…

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Jacques Ellul, Plaidoyer contre la “défense de l’environnement”, 1972

I. Les bonnes résolutions et leurs limites

Lorsqu’il y a trente ans quelques rares originaux dénonçaient la destruction du cadre naturel, l’emploi de produits chimiques apparemment bénins mais réellement nocifs, la perturbation des “cycles naturels”, etc. ; lorsqu’il y a vingt ans, avec plus de précision, on essayait d’alerter l’opinion sur les “nuisances” (le terme n’était pas encore à la mode) en prenant des cas très précis comme ceux de Lacq, du DDT, des pesticides ; les réactions provoquées étaient de commisération : pessimiste, anti-technicien, rétrograde, médiéval, romantique, tels étaient les épithètes habituels qui répondaient à ces « vues simplistes de Cassandres de Café du Commerce » (je cite !).

Or, hélas !, tous les faits depuis vingt ans nous ont donné raison. Et ce sont parfois les mêmes qui nous attaquaient si vivement qui aujourd’hui entrent avec ferveur dans la « défense de l’environnement ».

Si maintenant je dis non à cette défense, ce n’est pas parce que j’ai changé d’avis, mais parce que je refuse le mensonge d’une pareille entreprise. Car il n’y a strictement aucune mesure proposée qui soit apte à défendre l’environnement : il y a seulement des illusions et des faux-semblants qui permettent de se donner bonne conscience et sécurité. Lire la suite…

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