Archive

Posts Tagged ‘François Partant’

François Partant, La crise s’est aggravée, 1987

7 juillet 2020 Laisser un commentaire

Je vais vous dire quelques mots de mon dernier livre qui s’appelle La fin du développement et, en sous-titre, Naissance d’une alternative ?, avec un gros point d’interrogation. La fin du développement, ce n’est pas du tout ce que beaucoup de gens ont cru, surtout des critiques qui ont fait état de ce livre et qui ne l’avaient pas lu. Ils ont cru que c’était la fin du développement dans le tiers-monde, mais il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de la fin de ce qu’on appelle le « développement », c’est-à-dire du développement des forces productives, qui sont sensées permettre, grâce à l’amélioration de la productivité du travail, et de l’augmentation de la production en volume, un croissant bien-être matériel pour la société.

Il faut rappeler que le capitalisme et le socialisme ont une origine commune : c’est l’Europe. Ils ont aussi un objectif commun : le développement. (Ils ont exactement le même objectif officiel, c’est d’améliorer les conditions d’existence de la société). Très curieusement, d’ailleurs, jusqu’à maintenant on a toujours vu que ce développement implique une accumulation capitalistique, qui se fait au détriment du plus grand nombre. Cet objectif prétendu national ou social, disons, se fait toujours au détriment de la plupart des gens. Lire la suite…

François Partant, Retour à l’autonomie ?, 1982

Résumé :

On s’accorde généralement à penser que la terre peut nourrir la totalité de la population mondiale, mais que la progression exponentielle de cette dernière, qui augmentera encore pendant une trentaine d’années, doit être rapidement stoppée (son alimentation n’étant pas seule en cause). La faim et la malnutrition pourraient donc être éliminées si les productions agricoles étaient orientées dans ce but. Quant à l’autorégulation des naissances, sans doute serait-elle également possible, si chaque société était consciente des limites dans lesquelles elle peut se reproduire, limites que fixe le milieu dans lequel elle vit, qui n’est pas extensible et doit pouvoir se reconstituer. C’est donc le rapport de l’homme à la terre, à son milieu physique qui est aujourd’hui malsain. Malsain, il l’est en effet, à deux niveaux liés : au plan mondial et, dans la plupart des pays, au plan local. Lire la suite…

François Partant, Le chômage et l’immigration, 1985

19 septembre 2014 Laisser un commentaire

Lorsque vous m’avez invité à donner mon point de vue sur le chômage, j’ai accepté sans trop songer à la difficulté du travail que j’allais entreprendre. J’ai écrit une cinquantaine de pages avant de me rendre compte qu’il est impossible d’exposer, dans le bulletin de votre association et les limites qu’il pose, un problème d’une telle complexité.

Il me fallait expliquer pourquoi le chômage s’aggravera dans les années à venir (et pourquoi prévaut l’idée contraire, tout le monde s’employant à rassurer l’opinion sur ce point). Il fallait retracer l’évolution du marché mondial, depuis la révolution industrielle du XIXe siècle qui est à l’origine de sa formation, pour démontrer que les facteurs de son expansion ne peuvent plus jouer, qu’il tend au contraire à se réduire, qu’on ne peut donc espérer cette croissance forte sur laquelle on compte pour que soit résorbé le chômage. C’était beaucoup trop long. Pourtant, il me paraît indispensable de situer le problème dans une perspective à la fois historique et mondiale. Je m’en explique. Lire la suite…