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Posts Tagged ‘extrême droite’

Mathieu Gaulène, De quoi la Fondation Sasakawa est-elle le nom?, 2011

A lire le bilan de la Fondation franco-japonaise Sasakawa (FFJS), branche française de la très influente Fondation Sasakawa, on serait tenté de penser que l’on a là à faire à une banale institution culturelle japonaise. Pourtant, à de nombreuses reprises ces dernières années, des affaires ont rappelé ce qui se cache derrière cette fondation. Dernière en date, le procès de Karoline Postel-Vinay a servi de piqûre de rappel. Lire la suite…

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Woke Anarchists, Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des Identity politics, 2018

1 février 2019 Laisser un commentaire

Avant-propos des traducteurs

Contre la circulation d’une idéologie indigente
et des pratiques inacceptables qui vont avec

Ce texte a été publié sous forme de brochure par le groupe Woke Anarchists le 25 novembre 2018 par des compagnons du Royaume-Uni se présentant comme « anarchistes auto-déterminés résistant à la cooptation de notre mouvement par le libéralisme, l’université et le capitalisme ». Nous ne traduisons pas ce texte par communion politique fondamentale (par exemple l’égalitarisme politique et la fondation de sociétés futures ne sont pas des préoccupations pour nous), mais afin d’apporter de l’eau au moulin des débats actuels sur les questions identitaires au sein des milieux radicaux d’extrême gauche. Lire la suite…

Patrick Marcolini, L’extrême droite est-elle technocritique?, 2014

16 décembre 2015 Laisser un commentaire

Il n’est pas rare pour des critiques de la technique de se faire accuser de fascisme, quand bien même les valeurs d’égalité et d’autonomie collective sous-tendraient leur analyse. Quel rapport l’extrême droite, au contraire, entretient-elle avec la modernité et la technologie ?

L’historien François Jarrige a récemment fait paraître une volumineuse histoire des « technocritiques », retraçant l’action de toutes celles et tous ceux qui, dans les deux derniers siècles, ont dénoncé le caractère néfaste des technologies de leur temps et tenté d’en enrayer les effets dévastateurs : briseurs de machines, utopistes sociaux, critiques philosophiques de la modernité, communautés alternatives, mouvements écologistes radicaux et autres groupes anti-industriels. Ce travail ne se borne pas à faire émerger des archives les figures de résistances au « progrès » technique beaucoup plus nombreuses et vigoureuses que l’historiographie classique ne le laissait croire. En exposant leurs raisons et en montrant leur clairvoyance face à des processus sociaux et environnementaux dont nous voyons aujourd’hui l’aboutissement désastreux, il réhabilite une critique de la société industrielle sur laquelle pesaient jusque-là de graves soupçons. En effet, pour reprendre les mots de François Jarrige :

« Dans le champ politique, la technocritique n’a bonne presse ni à gauche ni à droite. Pour la droite libérale, elle est le nouveau visage d’une obsession régulatrice tentant de brider la libre entreprise et le progrès. A gauche subsiste l’idée que “des pensées conservatrices, voire réactionnaires, alimentent aujourd’hui encore certaines actions technophobes”. »

François Jarrige, Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences, éd. La Découverte, 2014, p. 335-336.

Effectivement, pour une partie de la gauche, y compris de la gauche anticapitaliste, dès qu’on critique la technoscience, l’idéologie du progrès ou la société industrielle, le spectre de l’extrême droite n’est pas loin… Mais ce rapprochement est-il fondé ? L’extrême droite a-t-elle véritablement procédé à une critique de la science et de la technique modernes ? Lire la suite…