Javier Rodriguez Hidalgo, La crítica anti-industrial y su futuro, 2005

En los últimos años se ha dado una difusión notable de una crítica social que podríamos calificar de antiindustrial y antiprogresista. Sus rasgos principales son: un rechazo rotundo de la idea de progreso; un juicio crítico respecto a lo que ha supuesto la modernidad; un cuestionamiento absoluto de las posibilidades liberadoras de la tecnología; la constatación de que un desastre ecológico y humano está en marcha; y una crítica de la idea de neutralidad de la técnica. Aunque estos rasgos son demasiado genéricos, intentaré mostrar la forma en que esta crítica radical ha ido extendiéndose últimamente por el Estado español: primero con las aportaciones foráneas traducidas (por ser las primeras expuestas con una cierta coherencia teórica); a continuación, con sus variantes autóctonas; y al final repasaré las objeciones más habituales que pueden hacerse a estas ideas, así como mis propias críticas. No me molestaré en ocultar, para evitarme reproches a posteriori, que me identifico con esta crítica antiindustrial.Lire la suite »

Jaime Semprun, Le fantôme de la théorie, 2003

Je voudrais exposer ici les raisons pour lesquelles divers essais récents de « théorie radicale » me semblent avoir quelque chose d’irréel, voire de creux, en tout cas de fantomatique, au sens où il y manque, selon moi, ce qui était la chair et le sang, le nerf si l’on préfère, bref la vie des théories révolutionnaires de la société. Cela m’amènera évidemment à dire un peu ce qu’est, ou plutôt ce qu’était, la théorie révolutionnaire, du temps où une telle chose existait ; et pourquoi je pense que ce n’est plus le cas.Lire la suite »

Jaime Semprun, El Fantasma de la Teoría, 2003

Quisiera exponer aquí las razones por las cuales diversos ensayos recientes de “teoría radical” me parecen tener algo de irreal, de hueco, y en cualquier caso de fantasmal, en el sentido de que en ellos falta, en mi opinión, lo que era la carne y la sangre, o el nervio, si se prefiere; en resumidas cuentas, la vida de las teorías revolucionarias de la sociedad. Ello me llevará evidentemente a decir algo de lo que es, o más bien de lo que era, la teoría revolucionaria, en la época en que existía tal cosa, y por qué creo que ya no sucede así. Lire la suite »

Jaime Semprun, The Ghost of Theory, 2003

I would like to set forth the reasons why I think the various recent attempts at “radical theory” seem to possess an unreal, hollow, and in any case ghostly quality, insofar as they lack, in my opinion, the body and blood, or the nervous system, if you prefer, in short, the vitality of previous revolutionary theories. This will obviously lead me to speak of what revolutionary theory is, or rather what it was during the era when such a thing existed, and why I believe that the conditions that made its existence possible no longer prevail. Lire la suite »

Encyclopédie des Nuisances, Au nom de la raison, 2001

Les faits qui vont être jugés à Montpellier le 8 février 2001 (sabotage d’un riz transgénique expérimental du CIRAD à l’initiative de la “Caravane intercontinentale”) ont marqué, en juin 1999, le point culminant de la campagne menée pendant près de deux ans contre les applications agricoles du génie génétique. Le but avait été d’ « aller au bout de ce qui était commencé, en passant de coups de main contre les compagnies privées aux premières offensives, nécessairement frontales, contre la recherche publique. Pas la recherche publique introuvable qu’une vertu sui generis sanctuariserait en l’exonérant de toute responsabilité dans le monde comme il va, mais la recherche publique réelle, prise la main dans le sac de ce qu’elle produit » [1].Lire la suite »

Encyclopédie des Nuisances, En nombre de la razón, 2001

Este texto se redactó el 12 de enero de 2001 y fue distribuido el día 8 de febrero en Montpellier durante el juicio a la « Caravana Intercontinental » en la que participaban José Bové y René Riesel.

ste 8 de febrero del 2001 (el sabotaje de un tipo de arroz transgénico experimental del CIRAD [1], por iniciativa de la « Caravana Intercontinental » [2]) marcaron, en junio de 1999, el punto culminante de la campaña llevadaa cabo durante casi dos años contra las aplicaciones agrícolas de la ingeniería genética. El objetivo perseguido era el de « llegar hasta el final lo que se empezó, pasando de los golpes de mano contra compañías privadas a las primeras ofensivas, necesariamente frontales, contra la investigación pública. No la investigación pública imposible de hallar a laque una virtud sui generis convertiría en santuario exonerándola de cualquier responsabilidad en este mundo tal como va, sino la investigación pública real, cogida con las manos en la masa que ella misma produce » [3].Lire la suite »

Encyclopédie des Nuisances, In the Name of Reason, 2001

The Encyclopedie des Nuisances pronounces its judgment against GMOs on the occasion of the 2001 trial of one of its members, Rene Riesel, for the sabotage of transgenic rice in France, and predicts that « a series of high-tech debacles will deprive us of the comforts of this artificial life and will brutally plunge us into a devastated world » unless a resistance movement against « necrotechnologies » arises and puts an end to the industrial sterilization of the world.

The facts that will be judged in court in Montpellier on February 8, 2001 (concerning the sabotage, in June 1999, of a variety of CIRAD (1) experimental transgenic rice on the initiative of the “Intercontinental Caravan”(2)) marked the culminating point of a campaign conducted for almost two years against the agricultural applications of genetic engineering. The goal of this campaign was to “finish what was started, passing from attacks against private companies to the primary and necessarily frontal offensives against public research. Not the undiscoverable public research to which a sui generis virtue would be imputed that would convert it into a sanctuary and exonerate it from any responsibility in this world as it exists, but the real public research, caught red-handed.”(3)Lire la suite »

Encyclopédie des Nuisances, Adresse à tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer, 1990

« Bien que la prospérité économique soit en un sens incompatible avec la protection de la nature, notre première tâche doit consister à œuvrer durement afin d’harmoniser l’une a l’autre. »

Shigeru Ishimoto (premier ministre japonais),

Le Monde Diplomatique, mars 1989.

« …comme l’environnement ne donne pas lieu à des échanges marchands, aucun mécanisme ne s’oppose a sa destruction. Pour perpétuer le concept de rationalité économique, il faut donc chercher a donner un prix à l’environnement, c’est-à-dire traduire sa valeur en termes monétaires. »

Hervé Kempf, L’économie à l’épreuve de l’écologie, 1991.

« Quatorze grands groupes industriels viennent de créer Entreprises pour l’environnement, une association destinée à favoriser leurs actions communes dans le domaine de l’environnement, mais aussi à défendre leur point de vue. Le président de l’association est le P.D.G. de Rhone-Poulenc, Jean-René Fourtou. […] Les sociétés fondatrices, dont la plupart opèrent dans des secteurs très polluants, dépensent déjà au total pour l’environnement plus de 10 milliards de Francs par an, a rappelé Jean-René Fourtou. Il a d’autre part souligné que l’Association comptait agir comme lobby auprès des autorités tant françaises qu’européennes, notamment pour l’élaboration des normes et de la législation sur l’environnement. »

Libération, 18 mars 1992.

Une chose est au moins acquise à notre époque : elle ne pourrira pas en paix. Les résultats de son inconscience se sont accumulés jusqu’à mettre en péril cette sécurité matérielle dont la conquête était sa seule justification. Quant a ce qui concerne la vie proprement dite (mœurs, communication, sensibilité, création), elle n’avait visiblement apporte que décomposition et régression.

Toute société est d’abord, en tant qu’organisation de la survie collective, une forme d’appropriation de la nature. À travers la crise actuelle de l’usage de la nature, à nouveau se pose, et cette fois universellement, la question sociale. Faute d’avoir été résolue avant que les moyens matériels, scientifiques et techniques, ne permettent d’altérer fondamentalement les conditions de la vie, elle réapparait avec la nécessité vitale de mettre en cause les hiérarchies irresponsables qui monopolisent ces moyens matériels. Lire la suite »

Encylopédie des Nuisances, Mensaje dirigido a todas aquellas que no quieren administrar la nocividad sino suprimirla, 1990

Nuestra época puede tener la certeza, al menos, de una cosa : no se descompondrá en paz. Los resultados de su inconsciencia han ido acumulándose hasta llegar a poner en peligro la seguridad material, la conquista de la cual constituía su única justificación. Y en lo que concierne a la vida propiamente dicha -costumbres, comunicación, sensibilidad, creación- la época no ha traído consigo más que podredumbre y regresión.

Toda sociedad es, en principio, en tanto que organización de la supervivencia colectiva, una forma de apropiación de la naturaleza. Debido a la crisis actual del uso de la naturaleza, de nuevo se plantea, y esta vez universalmente, la cuestión social. Por no haber sido resuelta antes de que los medios materiales, científicos y técnicos, permitieran alterar fundamentalmente las condiciones de vida, la cuestión social reaparece junto con la necesidad vital de cuestionar las jerarquías irresponsables que monopolizan dichos medios. Lire la suite »

Encyclopédie des Nuisances, Address to Those Who Would Rather Abolish Harmful Phenomena than Manage Them, 1990

Our epoch can at least be sure of one thing : it will not go down peacefully. The results of its unconsciousness have accumulated to the point where even material security is endangered, the conquest of which once constituted its sole justification. And as for life, properly speaking ―customs, communication, feeling, creation― the epoch has brought in its wake nothing but rottenness and regression.

All society is, in principle, with regard to the organization of collective survival, a form of appropriation of nature. Due to the current crisis of the use of nature, the social question is once again posed, and this time universally. Not having been resolved before the material, scientific and technological means were allowed to fundamentally alter the conditions of life, the social question reappears, together with the vital necessity of questioning the irresponsible hierarchies that monopolize those means. Lire la suite »