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Posts Tagged ‘climat’

Jean-Baptiste Fressoz, Cinécologie, 2015

3 novembre 2019 Laisser un commentaire

Si le cinéma, surtout sous son versant documentaire, s’est fait parfois enregistrement du délabrement, preuve visuelle d’un cancer industriel, il témoigne aussi d’un imaginaire et d’un optimisme technologique que la réalité environnementale ne cesse de désavouer. Cinéma-symptôme, qui demande à être lu à l’envers pour que s’y laisse déceler son accointance congénitale avec tout ce qui n’a cessé de propulser le désastre – le capitalisme.

C’est dans cette optique que nous sommes allés frapper à la porte de Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, pensant avec raison que son regard éloigné nourrirait des réflexions enrichies par une connaissance aigüe des problématiques écologiques. Lire la suite…

De Cadarache à Bure, mettre fin au délire nucléaire!

12 août 2019 Laisser un commentaire

«Pourquoi ce centre inoffensif n’a-t-il pas été installé tout simplement à Paris, et plus spécialement dans les jardins inutiles de l’Élysée? […] Si on me dit que, malgré son innocuité certifiée, ce centre nucléaire ferait courir quelque danger à Paris et aux hôtes de l’Élysée, je répondrai que notre sort et celui de nos enfants présents et futurs nous sont également très chers.»

Jean Giono, A propos de la construction de Cadarache, Provence, 1961.

En 70 ans, la filière nucléaire française a produit 1,62 million de m³ de déchets radioactifs, soit l’équivalent de 648 piscines olympiques de matériaux qui resteront hautement toxiques pour des centaines de milliers d’années (1). Chaque année, elle en produit 25 000 m³ de plus. A 30 km d’ici, 42 000 m3 de déchets nucléaires sont entreposés dans le gigantesque centre de Cadarache où, de l’aveu même des autorités, ils contaminent le sol et les eaux souterraines.

La « solution » décidée par l’État est l’enfouissement des plus dangereux de ces déchets à Bure, dans le nord-est de la France, une campagne sinistrée par les deux guerres mondiales et l’agro-industrie. Cette gigantesque poubelle nucléaire baptisée « Centre industriel de stockage géologique » (Cigéo), plongeant jusqu’à 500 mètres sous terre et comptant 300 km de galeries, devrait coûter au minimum 25 milliards d’euros d’argent public (2). Lire la suite…

From Cadarache to Bure, stop the nuclear madness immediately!

12 août 2019 Laisser un commentaire

« Why was this harmless centre not simply installed in Paris, and especially in the useless gardens of the Elysee? […] If I am told that, despite its certified safety, this nuclear centre would cause some danger in Paris and the guests of the Elysée, I will answer that our fate and that of our children present and future are also very dear to us. »

Jean Giono, on the construction of Cadarache, Provence, 1961.

In 70 years, the French nuclear industry has produced 1.62 million cubic meters of radioactive waste, the equivalent of 648 Olympic-sized swimming pools full of matter that will remain highly toxic for hundreds of thousands of years (1). Each year, it produces 25,000 m³ more. At 30 km from here, 42,000 m 3 of nuclear waste are stored in the gigantic centre at Cadarache where, as the authorities themselves admit, they contaminate the soil and groundwater.

The « solution » decided by the state is to bury the most dangerous waste at Bure, in the north-east of France, a rural region that has suffered from the two world wars and the impact of agribusiness. This gigantic nuclear rubbish dump, dubbed « Industrial Geological Storage Center » (Cigeo), up to 500 meters underground and with 300 km of galleries, should cost at least 25 billion euros of public money (2) . Lire la suite…

Atecopol, Lettre de chercheur.es aux jeunes et moins-jeunes, 2019

4 avril 2019 Laisser un commentaire

S’il fallait reconnaître un mérite à la catastrophe annoncée que constitue le réchauffement climatique, c’est celui de rendre inévitablement politique la question de notre environnement et de nos modes de vie. Alors que la tradition universitaire française et probablement mondiale voudrait que seules les sciences sociales se mêlent aux débats de société, de plus en plus de chercheurs en sciences dites « dures » rentrent dans la mêlée.

Nous publions ici une tribune émanant de plusieurs chercheurs participant à un Atelier d’écologique politique (Atecopol), communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans l’objectif de tisser des liens entre des connaissances dispersées et de réfléchir à la façon de les partager avec l’ensemble de la société, afin d’oeuvrer avec elle aux moyens de réorienter notre trajectoire en changeant en profondeur les modes de fonctionnement socio-économiques actuels. Lire la suite…

Igor Babou & Joëlle Le Marec, Le sérieux a-t-il vraiment changé de camp ?, 2018

4 novembre 2018 Laisser un commentaire

Crise environnementale : pourquoi il faut questionner les « appels à agir d’urgence »

On peut approuver un diagnostic et être en désaccord avec les remèdes proposés.

C’est ce qui nous est arrivé récemment à la lecture de tribunes rédigées dans la presse par des scientifiques, et d’appels de la société civile au sujet de la crise environnementale. C’est pourquoi nous, deux chercheurs en sciences humaines et sociales, souhaitons ouvrir un débat.

Nous avons notamment rencontré ces enjeux environnementaux lors d’enquêtes conduites auprès du public de musées de sciences 1 dans les années 1980. Les préoccupations écologiques des publics semblaient alors inaudibles pour les institutions, ces dernières y voyant trop souvent l’expression d’une « peur irrationnelle ».

Notre constat s’appuie également sur une décennie de recherches sur les parcs naturels et les politiques de la nature 2 ; recherches qui nous ont conduits à une critique de la modernité et des universalismes surplombants.

Aujourd’hui, si nous sommes convaincus du caractère catastrophique de la situation environnementale, nous sommes en désaccord avec le scientisme autoritaire de certains appels à la mobilisation. Lire la suite…

Jean-Baptiste Fressoz & Fabien Locher, L’agir humain sur le climat et la naissance de la climatologie historique, 2015

16 septembre 2018 Laisser un commentaire

Résumé

L’idée d’un changement climatique, causé par l’homme ou par des facteurs naturels, s’est imposée peu à peu, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. La climatologie historique a émergé, dès cette époque, pour l’étudier grâce à un regard rétrospectif sur les registres météorologiques, les sources historiques, les végétations anciennes et l’évolution des fleuves et des glaciers. Dès 1671, Robert Boyle recommande d’observer le temps pour étudier l’action humaine sur le climat. Des enjeux multiples ont contribué à cette historicisation : la colonisation de l’Amérique du Nord et la comparaison transatlantique des climats ; l’essor d’un discours historique mêlant processus de civilisation des peuples et amélioration climatique ; le projet des monarchies éclairées d’améliorer le climat ; la volonté de percer le mystère des cycles météorologiques ; et enfin l’émergence d’une conception historiciste de la nature (la géologie, les théories de la Terre). Les théories influentes de Richard Grove et Dipesh Chakrabarty sur les liens entre histoire, climat et réflexivité environnementale des sociétés sont ici réinterrogées. Lire la suite…

Jean-Baptiste Fressoz, L’apocalypse et l’anthropocène, 2013

19 juillet 2017 Laisser un commentaire

Quand il se penche sur la planète et son histoire, Jean-Baptiste Fressoz interroge non seulement les éblouissements du progrès technique et les ruses déployées pour en masquer les dangers, mais aussi les ruptures épistémologiques trop brillantes, qui veulent opposer une modernité insouciante des dégâts qu’elle causait à la Terre à une post-modernité qui en aurait pleinement conscience. Contre l’occultation de la réflexivité environnementale des sociétés passées et la promotion de lumières écologiques contemporaines, plus aveuglantes que réellement « vertes », il propose une re-politisation de l’histoire à l’aune de l’écologie.

Vacarme : Comment vous êtes-vous intéressé à l’histoire environnementale ?

Jean-Baptiste Fressoz : Je voulais remettre en cause le discours assez complaisant et très énervant qui voudrait que les questions environnementales soient l’objet d’une prise de conscience récente, parallèle à leur médiatisation croissante. Dans le jargon philosophico-sociologique actuel cela s’appelle la réflexivité. On serait entré depuis peu seulement dans une nouvelle phase de la modernité dite réflexive.

Je vais prendre un exemple concret et emblématique : le changement climatique. Faire comme si la question du climat nous avait touchés subitement, telle une lumière verte soudainement projetée qui provoquerait notre éveil écologique, est un leurre.

J’écris actuellement avec Fabien Locher une histoire longue des débats et des savoirs sur le changement climatique. Nous montrons que les controverses sur le changement climatique datent au moins de la Révolution française. Le climat, au début du XIXe siècle, constitue déjà un problème politique majeur. Il s’agit donc d’abord de questionner la prétendue modernité des interrogations actuelles et de montrer le récit postmoderne d’un « éveil environnemental » pour ce qu’il est : une fable. Lire la suite…

Recension: R. Felli, La grande Adaptation, 2016

25 juillet 2016 Laisser un commentaire

Romain Felli, La grande adaptation, climat, capitalisme et catastrophe, éd. du Seuil, coll. Anthropocène, avril 2016.

I

Vous avez certainement déjà entendu parler de l’anthropocène, l’idée que l’humanité serait devenue une force géologique depuis la révolution industrielle.

Pauvres mange richesPourtant, rappelle Romain Felli dans son ouvrage La grande adaptation, climat, capitalisme et catastrophe (éd. Seuil, coll. Anthropocène, avril 2016), cette idée occulte une grande disparité de situations et de responsabilités : comme si le paysan africain était tout aussi responsable du changement climatique que l’exploitant agricole américain ou le producteur de protéines animales européen !

Plutôt que d’anthropocène, il serait plus juste de parler de capitalocène : le capitalisme n’étant pas seulement un système économique et social, mais aussi « une manière d’organiser la nature » (p. 12), d’exploiter sa fertilité, de détourner son activité autonome afin de la faire servir des buts qui lui sont étrangers.

« Quiconque veut parler de réchauffement climatique, ne peut donc s’en tenir aux émissions de CO2, au rôle de l’industrie pétrolière ou à la place de la voiture dans nos sociétés (même si ces éléments sont cruciaux). En se donnant l’illusion que la variable CO2 serait seule responsable du problème, nous faisons comme si nous pouvions contrôler, limiter ou faire disparaître le problème climatique. Mais plus que les émissions de gaz à effet de serre, c’est la façon particulière d’organiser la nature qui est en jeu dans la question climatique. » (pp. 12-13) Lire la suite…

Robocop 21, un triste mariage

10 décembre 2015 Laisser un commentaire

« Mais l’impuissance où l’on se trouve à un moment donné, impuissance qui ne doit jamais être regardée comme définitive, ne peut dispenser de rester fidèle à soi-même, ni excuser la capitulation devant l’ennemi, quelque masque qu’il prenne. Et, sous tous les noms dont il peut se parer, fascisme, démocratie ou dictature du prolétariat, l’ennemi capital reste l’appareil administratif, policier et militaire […] qui se dit notre défenseur et fait de nous ses esclaves. »

Simone Weil, Réflexions sur la guerre.

GuerreA qui profite le crime ? Les fusillades perpétrées vendredi 13 novembre auront permis à la conférence de Paris sur le climat de se tenir dans le calme de l’urgence. La COP 21 s’annonce comme une opération de communication majeure, et c’est une aubaine pour le gouvernement de pouvoir annihiler, sous prétexte sécuritaire, toute voix qui tenterait de s’élever contre sa double hypocrisie. Il affirme vouloir combattre le fondamentalisme islamiste, mais il soutient et arme le régime saoudien, financeur de réseaux djihadistes. De même, à mesure que la croisade pour la croissance pousse à des excès toujours plus destructeurs dans tous les recoins du monde, la propagande sur la « transition » et le verdissement du développement industriel se fait plus tapageuse. Gestion écologique et état d’urgence convolent aujourd’hui en justes noces, triste mariage de la survie et de la peur.

Nos vies et nos territoires sont le théâtre quotidien des contradictions de l’écologie technocratique de l’État, des multinationales et des bureaucraties environnementalistes (c’est-à-dire des promoteurs de la COP 21) : pics de pollution spectaculaires dans les grandes villes ; multiplication des fermes-usines dans les campagnes ; avancée implacable de l’asphalte et du béton sur les terres arables ou les forêts, pour installer de nouveaux parkings, centres commerciaux et lotissements ; extension des lignes à très haute tension et des fermes d’éoliennes industrielles. L’organisation de la COP 21 vise évidemment à tenter de camoufler tout cela par un rideau de fumée médiatique. Son plus grand intérêt, pour les milieux dirigeants, réside dans la réduction du problème écologique à une seule dimension, la lutte contre les-gaz-à-effets-de-serre-qui-réchauffent-le-climat, alors que la destruction de notre milieu de vie par l’activité économique est un phénomène multidimensionnel. La focalisation sur le dioxyde de carbone détourne l’attention du nucléaire, technologie polluante et meurtrière s’il en est. Quant au mot d’ordre « Sauvons le climat », il jette un voile pudique sur les pollutions et les prédations considérables générées par les projets industriels tous azimuts visant à équiper chaque être humain de smartphones, écrans de toutes tailles et autres objets intelligents. Un des succès les plus remarquables du capitalisme des années 2000 est en effet d’avoir nimbé les Technologies de l’Information et de la Communication d’une aura d’écologie et de durabilité, quand c’est leur prolifération tentaculaire qui est en train de devenir le levier majeur de la dévastation du monde.

En ce qui concerne la « guerre contre le terrorisme », la France suit la même trajectoire que les États-Unis en 2001. Guantanamo, Patriot Act, bombardements massifs en Afghanistan ou en Iraq. Loi sur le Renseignement, centres de déradicalisation, bombardements en Syrie. Stratégies aussi désastreuses pour désamorcer le terrorisme qu’efficaces pour vendre des armes et étendre le contrôle sur les populations, réduites à manifester leur impuissance collective par des mobilisations virtuelles. Mais les attentats islamistes continuent, et l’état d’urgence permet de déplacer le conflit en divisant les habitants : ceux qui se calfeutrent chez eux et se félicitent du déploiement massif de l’armée dans nos villes et ceux qui n’entendent se laisser terroriser ni par l’État islamique, ni par l’État policier. Il permet surtout d’intensifier la répression des mobilisations réelles contre la dévastation de notre monde.

Les fondamentalistes économiques qui nous gouvernent n’ont pas hésité, eux non plus, à sortir leur kalachnikov. A chaque fois que des oppositions obstinées et sans concession ont vu le jour contre la construction de lignes THT en Normandie (2012), contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (2012 également), et contre le barrage de Sivens (2014), l’État français n’a pas sourcillé : il a tenté d’écraser par tous les moyens possibles ces contestations, qui mettent à nu le mensonge sur lequel repose leur écologie ornementale. En automne 2014 à Sivens, après les arbres, il a abattu un homme. C’est à l’aune de cette répression brutale qu’il faut juger les appels à s’approprier les objectifs de la « COP 21 », lancés par le pouvoir à la société civile. C’est à l’aune de cette guerre déclarée aux Zones à Défendre (ZAD) qu’il faut juger les préoccupations écologiques des élites politiques et économiques. Tous ceux qui ne se laissent pas conter que croissance et préservation du milieu naturel seraient compatibles seront partout reçus à la matraque et à la grenade. Face aux 132 morts que Paris vient d’enterrer et que le gouvernement pleure hypocritement, c’est aussi à l’aune de cette violence d’État, et du soin qui est mis à faire passer les véritables opposants écologistes pour des terroristes, qu’il faut recevoir les discours des autorités sur la sécurité, la liberté et l’unité. Les nihilistes de la croissance et les nihilistes islamiques constituent les deux faces d’une même fausse monnaie : celle de l’être humain dépossédé de toute maîtrise sur sa vie, condamné à défendre son mode de vie désincarné ou à massacrer ceux qui l’incarnent.

S’il est censé être une réponse à la menace terroriste incarnée par l’islamisme radical, l’état d’urgence sert désormais à réduire au silence tous les individus et groupes susceptibles de troubler la communication du gouvernement. C’est certainement pour préserver l’ordre public qu’un couple de maraîchers bio vivant avec leur petite fille ont subi pendant plusieurs heures une perquisition en Dordogne. C’est pour nous protéger de l’imminence de la menace terroriste que des journalistes travaillant dans des gazettes comme la Revue itinérante d’enquête et de critique sociale Z ont été perquisitionnés. C’est pour nous sauver des djihadistes verts que des militants réclamant le désarmement de la police sont assignés à résidence durant toute la durée de la COP 21. Neutraliser celles et ceux qui nous nourrissent sainement, qui travaillent à une presse libre et indépendante et dénoncent le complexe militaro-industriel, telle est la politique du gouvernement.

Ce n’est pas d’unité nationale et républicaine dont nous avons besoin, mais d’union populaire contre le front unifié des banksters, des marchands de pétrole et des politiciens.

Le 12 décembre, retrouvons-nous dans les rues de Toulouse pour dénoncer la double imposture sécuritaire et écologiste du gouvernement.

le 29 novembre 2015

Des radicaux libres non fanatiques

Arnaud Michon, Du nucléaire au renouvelable, critique du système énergétique, 2013

7 avril 2015 Laisser un commentaire

Pour dresser ce tableau critique sur le nucléaire et le renouvelable, je vais m’appuyer sur Le Sens du vent, le livre que j’ai publié il y a trois ans, qui portait précisément sur ce sujet. Je crois utile de commencer par quelques remarques élémentaires. D’emblée, il faut dire que quelles que soient les sources d’énergie renouvelable auxquelles je me suis intéressé (à savoir l’eau, le soleil et surtout le vent), je me suis avant tout attaché à leurs applications électriques, c’est-à-dire à leur capacité à produire, à l’aide de matériaux et de mécanismes divers, de l’électricité. Cette précision est nécessaire car l’énergie ne se résume pas, loin s’en faut, à l’électricité. Le soleil, comme on le sait, produit naturellement de la chaleur ; l’éolien lui-même a longtemps servi à produire de l’énergie mécanique (pour pomper de l’eau, par exemple).

Précisons par la même occasion qu’en France comme dans la plupart des pays industrialisés, l’électricité ne représente qu’à peu près un quart de l’énergie consommée (surtout constituée de pétrole, comme on s’en doute). C’est une distinction à bien garder en tête quand on se propose de critiquer le système énergétique. Une fois faite cette distinction énergie/électricité, je dois préciser que je ne vois aucun mal, sur le principe, à produire de l’électricité avec du soleil de l’eau ou du vent. J’irai même jusqu’à dire, si l’on me permet cette parenthèse « idéaliste », qu’au sein d’une organisation sociale qui serait parvenue à se libérer des conditions présentes et à considérer tout autrement la question de ses besoins d’énergie, il y aurait tout lieu de faire un usage abondant des énergies renouvelables (pas seulement pour produire de l’électricité). Mais nous n’en sommes pas là. Lire la suite…