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Posts Tagged ‘Allemagne’

Maria Mies, Die Subsistenzperspektive, 2005

30 septembre 2018 Laisser un commentaire

Ich bin Maria Mies. Ich bin Soziologieprofessorin im Ruhestand und war seit 1972 hier an der Fachhochschule tätig im Fachbereich Sozialpädagogik. Außerdem habe ich sehr viel gemacht in diversen Bewegungen: Zunächst in der Frauenbewegung, aber auch die Ökologiebewegung war Teil dieser Aktivitäten, die Friedensbewegung, und in den letzten Jahren, seit 1997, bin ich in der Antiglobalisierungsbewegung aktiv.

Zunächst einmal muss ich sagen, dass wir nicht speziell von Subsistenzwirtschaft reden. Wir, das sind meine beiden Freundinnen Claudia von Werlhof und Veronika Bennholdt-Thomsen, mit denen ich Mitte der 1970er Jahre diesen Ansatz entwickelt habe. Wir reden eigentlich nicht von Subsistenzwirtschaft, sondern von Subsistenzperspektive. Das bedeutet, es ist kein ökonomisches Modell, sondern eine Neuorientierung, eine neue Sicht auf die Ökonomie. Das bedeutet etwas ganz anderes. Sie betrifft nicht nur die Ökonomie, sondern auch die Gesellschaft, die Kultur, die Geschichte und alles mögliche andere. Das zweite ist, dass viele Leute fragen: Was verstehen Sie unter Subsistenz? Dann sage ich meistens: Subsistenz steht für uns im Gegensatz zur Warenproduktion, die das Ziel der kapitalistischen Produktion ist. Die allgemeine Warenproduktion, d. h. alles, was es gibt, muss in Waren verwandelt werden. Das kann man heute besonders im Zuge der Globalisierung beobachten. Die Subsistenzproduktion hat ein ganz anderes Ziel, nämlich die unmittelbare Befriedigung menschlicher Bedürfnisse, was nicht zunächst über Geld und die Herstellung von Waren geht. Das ist ganz wesentlich für uns, dass es eine unmittelbare Produktion und Reproduktion des Lebens ist. Deshalb reden wir von « Lebensproduktion » anstatt von « Warenproduktion ». Lire la suite…

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Aurélien Berlan, La fabrique des derniers hommes, 2012

Aurélien Berlan
La Fabrique des derniers hommes,
retour sur le présent avec Tönnies, Simmel et Weber,
éd. La Découverte, 2012.

Introduction

Toute personne se souciant du monde dans lequel elle vit est tôt ou tard conduite à se demander ce qui le caractérise et le dirige. En général, ce questionnement est provoqué par une évolution qui choque ou suscite le malaise, et de cette manière interpelle : comment comprendre cette innovation dérangeante ? En quoi pose-t-elle problème ? Qu’est-ce qui l’a suscitée ? On est alors poussé vers une réflexion plus générale, car aucune évolution ne peut être coupée du monde qui l’a vue naître et dont elle révèle un certain nombre de traits. N’importe qui peut être ainsi amené à se poser des questions fondamentales, parce qu’elles conditionnent nos prises de position et nos voies d’action : dans quel monde vivons-nous ? Quelles forces dominent et caractérisent le présent ? Et dans quelle(s) direction(s) nous poussent-elles ? Lire la suite…

Aurélien Berlan, Pour en finir avec l’alternative «Progrès» ou «Réaction», 2014

22 décembre 2015 Laisser un commentaire

Il arrive souvent, chez les gens « de gauche », de penser que toute critique du « Progrès » (dans ses dimensions actuellement dominantes, celles du développement économique, scientifique et technologique) est forcément « réactionnaire », au sens où elle serait « de droite » et ferait le jeu des élites capitalistes. C’est notamment la position de Jacques Rancière qui dénonce aujourd’hui, au nom de l’égalité, toute critique des formes de vie modernes en termes d’aliénation – qu’il s’agisse de celle de Debord ou de celle de Finkielkraut, mises dans le même sac. Cette position nous semble intenable dans la mesure où les formes de vie modernes, basées sur le salariat et la consommation de masse, supposent des inégalités terribles entre les nations et au sein de chacune d’elles et où le « Progrès », économique et technoscientifique, fait en réalité le jeu du capitalisme.

Si l’on revient aux débats qui ont eu lieu dans l’Allemagne de 1900, où la révolution industrielle a été particulièrement rapide et brutale, on remarque une configuration qui peut nous aider à sortir de l’alternative désuète, héritée de la Révolution française, entre Progrès et Réaction, entre Rancière et Finkielkraut. Face au nouveau monde industriel engendré par le capitalisme, deux courants d’idées se faisaient alors concurrence : la critique sociale et la critique culturelle. Une critique pertinente du capitalisme nous semble aujourd’hui devoir articuler ces deux approches, sociale et culturelle. C’est la condition sine qua non pour sortir de l’alternative infernale « Progrès » ou « Réaction ». Lire la suite…