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L’envers du décor, 1993

14 avril 2012 Laisser un commentaire

Divertissement en un acte

À l’occasion du colloque sur la “responsabilité scientifique”, en la cité de Carcassonne, nous proposons humblement aux lecteurs le divertissement qui va suivre. Il est entièrement inédit et vous permettra de lire un dialogue des plus inattendus entre trois mystérieux personnages. Avec, par ordre d’entrée en scène : Le spongieux, Monsieur C.N. et La call-girl.

Tout le monde aura reconnu les grands acteurs qui se cachent derrière ces sobriquets et qui nous font l’honneur d’être parmi nous aujourd’hui. Voici donc, le spongieux André Comte-Sponville, professeur de philosophie de son État, le ténébreux Monsieur Centrale Nucléaire (C.N.), alias Monsieur Bourjade, ingénieur pour les dames et anonyme mais efficace Directeur de l’aménagement au CNPE de Golfech, et enfin voici venir la grande, la très grande call-girl du pouvoir et de la pensée, en laquelle nous vous demandons de reconnaître Monsieur Jacques Testard.

Avancez amis lecteurs, n’ayez crainte. Nous allons tenter maintenant de vous faire découvrir, en avant première, l’envers du décor. Pour cela, il vous suffira simplement d’imaginer nos trois personnages, réunis sur les remparts de la Cité de Carcassonne, avant leur entrée sur la scène d’une des plus grande farce des temps modernes : le Colloque.

Et maintenant, place au spectacle… Lire la suite…

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André Pichot, La notion de vie aujourd’hui, 1993

3 septembre 2011 Laisser un commentaire

Que peut-on dire de la notion de vie dans la biologie moderne ? Apparemment, elle est ignorée. Aujourd’hui, plus que jamais, la biologie suit la recommandation de Cl. Bernard « la biologie doit être une science expérimentale et n’a donc pas à donner une définition de la vie ; ce serait là une définition a priori » et « la méthode qui consiste à définir et à tout déduire d’une définition peut convenir aux sciences de l’esprit, mais elle est contraire à l’esprit même des sciences expérimentales » ; en conséquence « il suffit que l’on s’entende sur le mot vie, pour l’employer » et « il est illusoire et chimérique, contraire à l’esprit même de la science d’en chercher une définition absolue ».

Suivant cette prescription, la biologie moderne ignore donc la notion de vie et se contente de l’analyse d’objets que le sens commun lui désigne comme vivants, analyse montrant qu’ils possèdent un certain nombre de caractères physico-chimiques identiques. La définition de la vie ‑ si elle est parfois évoquée ‑ est reportée à l’infini, comme but et fin ultimes de la biologie. Cette méthode, exclusivement analytique et expérimentale, a considérablement renforcé l’efficacité et la scientificité du travail du biologiste ; elle a cependant amené une « physicalisation » telle que l’on a parfois l’impression que, pour rendre scientifique la biologie, il a fallu nier toute spécificité à son objet. Lire la suite…

Recension: A. Pichot, Histoire de la notion de vie, 1993

5 juillet 2011 Laisser un commentaire

Couverture de Histoire de la notion de vie

Quatrième de couverture:

De la notion de vie on pourrait dire ce que saint Augustin disait du temps : Si personne ne me demande ce que c’est, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus.
L’ouvrage s’efforce de saisir cette notion à travers les écrits des plus grands théoriciens de la vie, de l’Antiquité à l’aube de la biologie moderne. Il s’agit d’un guide de lecture et d’une gigantesque somme de textes – plus de mille extraits d’ouvrages essentiels – commentés et critiqués dans une perspective historique, philosophique et scientifique. C’est aussi la tentative d’éclaircir, par l’histoire d’une notion, la philosophie sous-tendant les sciences biologiques actuelles.

Hippocrate, Platon, Aristote et Galien ouvrent une réflexion systématique sur la vie. Leurs théories subsisteront jusqu’à la Renaissance, où la chimiatrie les conteste, et au XVIIe siècle où le mécanisme les remplace par une conception issue de la nouvelle physique (Von Helmont, Harvey, Descartes, Malebranche). Au siècle des Lumières, médecins et naturalistes (Boerhaave, Stahl, Bonnet, Bichat, entre autres) poursuivent la recherche en des voies diverses et parfois divergentes, mais sans parvenir à des résultats comparables à ceux qu’obtient la physique newtonienne à la même époque.
Ce n’est qu’au XIXe siècle et au début du XXe que la biologie moderne trouve ses véritables pères fondateurs (Lamarck, Claude Bernard, Darwin, Mendel, Weismann, De Vries).
L’ouvrage est composé d’un texte principal illustré par de nombreuses citations. Texte principal et citations sont différenciés typographiquement. Deux niveaux de lecture sont possibles, soit l’ensemble du texte et des citations, soit le seul texte principal qui forme un tout en lui-même. Lire la suite…