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Posts Tagged ‘1991’

Richard C. Lewontin, Les causes et leurs effets, 1991

17 février 2016 Laisser un commentaire

« Il faudra que certains aient le courage d’intervenir sur la lignée germinale [humaine] sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n’ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l’addition de gènes (provenant de plantes ou d’animaux), pourquoi s’en priver ? Où est le problème ? »

Déclaration de James Watson,
– codécouvreur de la structure en double hélice de l’ADN en 1953 –
lors d’une conférence à l’université de Californie en 1998.

Ce qui suit est un ensemble d’extraits adaptés et commentés du chapitre III (Causes and their effects) du livre de Richard C. Lewontin, Biology as Ideology, the doctrine of DNA (1991). Les passages que nous avons réécrits, parce que Lewontin considère que son lecteur possède déjà des connaissances en biologie, sont entre points (•…•) et les commentaires que nous avons ajoutés, parce qu’il ne va pas toujours au bout de ses raisonnements, sont entre crochets et en italiques ([…]) ; toutes les notes de bas de page ont été ajoutées par nous. Lewontin, en tant que scientifique, emploie le “nous” pour parler des travaux et des activités des chercheurs. Dans nos commentaires et nos corrections, notre point de vue étant différent, nous avons employé d’autres tournures. Lire la suite…

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Ramachandra Guha, Lewis Mumford, un écologiste nord-américain oublié, 1991

16 avril 2015 Laisser un commentaire

Lorsque le mouvement écologiste occidental apparut, au début des années 1970, une jeune journaliste anglaise écrivit un livre sur les scientifiques dont le travail avait une relation directe avec le problème écologique [1]. Sa liste était évidemment dominée par des universitaires aux références académiques impeccables, parmi lesquels René Dubos, Raymond Dasmann, Estella Leopold et Kenneth Boulding [2]. Cependant, pour commencer sa célébration des pionniers en écologie, elle choisit un homme sans aucune formation spécifique en matière d’écologie – et de fait sans aucune formation intellectuelle spécifique (son unique université, comme il le dit lui-même dans son autobiographie, fut la ville de Manhattan) [3]. Pour Anne Chisholm, cet homme eut une énorme influence sur la pensée environnementale contemporaine :

« De tous les savants qui écrivirent et pensèrent pendant des années, ouvrant le chemin de la révolution environnementale, l’écrivain et philosophe américain Lewis Mumford fut le plus important. » [4]

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