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Posts Tagged ‘1926’

Louis Bolk, Le problème de l’anthropogenèse, 1926

21 juillet 2016 Laisser un commentaire

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Quand la conviction se fit peu à peu que la forme humaine est issue d’autres formes plus primitives, l’étude de notre structure fut dirigée dans un certain sens. L’étude des caractères spécifiques humains, à cause de ces caractères eux-mêmes, ou la recherche de l’essentiel de nos propriétés morphologiques fût reléguée à l’arrière-plan et vînt après l’étude de ces caractères dans un but préconçu.

Considérés comme éléments de l’anatomie comparée, ces caractères étaient appréciés en fonction de la construction d’un arbre généalogique de la race humaine. Le critérium dont on se servait pour déterminer leur valeur comme telle était la ressemblance plus ou moins grande avec le degré de développement chez des formes plus primitives. Il y avait une tendance marquée dans les recherches d’anatomie comparée : la généalogie et le problème de la descendance dominaient l’étude de la forme. Loin de moi, naturellement, l’idée de vouloir porter la moindre atteinte aux grands profits que la science a tirés des résultats de cette méthode scientifique. Lire la suite…

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J.B.S. Haldane, Être de la bonne taille, 1926

Présentation du traducteur

La traduction dans la revue Conférence d’un texte traitant de biologie – même si ce texte a été écrit pour un large public, et a été publié dans une revue généraliste – demande quelques éclaircissements. Non que la biologie soit ici mal considérée (encore qu’il y aurait à dire sur la façon dont elle est généralement envisagée et pratiquée aujourd’hui) ; mais on sait que qui trop embrasse mal étreint et qu’un exercice fécond de la pensée suppose certains choix. Or, comme ses lecteurs le savent, Conférence ne s’inscrit pas dans le sillage de Nature ou Science.

Cela étant, ce n’est pas directement que nous sommes arrivés au texte du grand généticien britannique J.B.S. Haldane (1892-1964) ici proposé, mais par l’intermédiaire d’un homme singulier, Leopold Kohr. Kohr, en partie parce que ses idées contredisent le mondialisme et le sans-frontiérisme ambiants, en partie parce qu’il était un homme sans prétentions et ne se mettait jamais en avant, est demeuré peu connu, sinon dans des cercles restreints ; et quand son nom est évoqué, c’est souvent à travers l’influence qu’il a pu exercer sur l’économiste anglais Ernst Friedrich Schumacher, auteur en 1973 d’un essai à succès dont le titre est devenu un slogan : Small Is Beautiful. Cependant, comme Ivan Illich l’a souligné dans une conférence prononcée en hommage à Kohr, sa pensée va bien au-delà d’une simple apologie du petit. Lire la suite…

J.B.S. Haldane, On Being the Right Size, 1926

The most obvious differences between different animals are differences of size, but for some reason the zoologists have paid singularly little attention to them. In a large textbook of zoology before me I find no indication that the eagle is larger than the sparrow, or the hippopotamus bigger than the hare, though some grudging admissions are made in the case of the mouse and the whale. But yet it is easy to show that a hare could not be as large as a hippopotamus, or a whale as small as a herring. For every type of animal there is a most convenient size, and a large change in size inevitably carries with it a change of form. Lire la suite…