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Archive for the ‘Critique des nuisances’ Category

Radio: Renaud Garcia, Écologie sociale et entraide, 2019

2 janvier 2020 Laisser un commentaire

Conférence de Renaud Garcia, professeur de philosophie dans un lycée à Marseille, sur le thème « Écologie sociale et Entraide, changement de vision globale contre les tenants de l’Effondrement » donnée au Centre Ascaso-Durruti de Montpellier en octobre 2019.

Renaud Garcia participe à la revue anarchiste Réfraction, dont le n°44, à paraître en 2020, sera consacré aux théories de l’effondrement des sociétés industrielles. En effet, Pablo Servigne a participé à cette revue il y a quelques années, avant de lancer avec son livre Comment tout peut s’effondrer en 2015 la « science de l’effondrement » ou « collapsologie » qui a eu cette année 2019 une large audience médiatique.

Renaud Garcia fait donc un retour critique sur les penseurs anarchistes et écologistes que sont Pierre Kropotkine et Murray Bookchin et la manière dont ils intégraient les préoccupations écologiques à leurs perspectives d’émancipation sociale.

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Racine de moins un
Une émission
de critique des sciences, des technologies
et de la société industrielle.
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Émission Racine de Moins Un n°57,
diffusée sur Radio Zinzine en novembre 2019.

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Matthieu Amiech, Les gouvernements font partie du problème écologique, pas de la solution, 2019

27 décembre 2019 Laisser un commentaire

Les couches dirigeantes, coupables d’inaction climatique ? C’est pire. Elles sont coupables et responsables de politiques farouchement volontaristes qui aggravent la crise. Il n’y a pas lieu de les implorer d’en faire plus, avertit l’auteur de cette tribune. Nous devons plutôt commencer, à la base de la société, à redéfinir nos modes de vie et nos besoins.

 

Depuis la fin de 2018, l’idée que les gouvernements du monde entier n’en font pas assez pour lutter contre le réchauffement climatique est devenu une antienne du débat public. Cette idée est le fondement de l’action en justice lancée par d’importantes ONG écologistes sous le titre spectaculaire de l’« Affaire du siècle ».

Elle est le contenu du cri très médiatisé de la jeune Suédoise, Greta Thunberg. Elle est, par ricochet, le motif central des manifestations répétées de centaines de milliers de personnes, lycéens et étudiants notamment, qui « marchent pour le climat » dans les villes occidentales depuis décembre dernier. Lire la suite…

Groupe Oblomoff, Le Monde en pièces, vol. 1, 2012

16 septembre 2019 Laisser un commentaire

Avant-propos

À l’automne 2009, un séminaire intitulé “Critique de la gestion” démarre dans les locaux d’un site anonyme du CNRS. Chaque séance se déroule sur la base d’un ou deux exposés, dont la, le ou les auteurs fournissent sur-le-champ un résumé sur papier aux participants.

Les textes ici rassemblés sont issus des exposés présentés au cours de la première année, consacrée au thème de la quantification.

La deuxième année du séminaire (2010-2011) a été consacrée à l’informatisation, la troisième (2011-2012) à la certification. Deux autres ouvrages devraient suivre sur le modèle de celui-ci.

L’introduction est signée Oblomoff, un groupuscule obscur dont l’influence réelle – l’habile noyautage de ce séminaire par exemple – est sans commune mesure avec le nombre réduit de ses membres, sélectionnés à l’issue d’un rite mystérieux au sujet duquel peu d’informations ont filtré. Lire la suite…

Hans Magnus Enzensberger, L’industrie culturelle, 1965

21 juillet 2019 Laisser un commentaire

Chacun, fût-il l’être le moins indépendant, se flatte d’être souverain dans le domaine de sa conscience. Depuis qu’il n’est plus question que de l’âme, qu’on fasse appel au confesseur ou au psychanalyste, la conscience passe pour le dernier refuge que le sujet, devant un monde catastrophique, cherche et croit trouver en lui- même, comme si c’était une citadelle capable de résister à un siège quotidien. Même dans les pires conditions, celles du pouvoir totalitaire, nul ne veut s’avouer à lui-même qu’il y a peut-être longtemps déjà que la citadelle est tombée [1]. Nulle illusion n’est plus tenace, tant est vaste et profonde l’influence de la philosophie, même sur ses détracteurs. Car la fausse croyance que l’individu, faute de l’être ailleurs, peut rester le maître dans sa propre conscience est le produit d’une philosophie qui n’a cessé de dégénérer de Descartes à Husserl, une philosophie essentiellement bourgeoise, un idéalisme en pantoufles, ramené à la mesure du particulier. Lire la suite…

Jean-Pierre Dupuy, Confusionniste nucléaire, 2019

20 juin 2019 Laisser un commentaire

Lettre ouverte au mensuel La Décroissance

Quelle surprise de lire dans La Décroissance n°159 de mai 2019 une interview tout ce qu’il y a de plus complaisante et servile de la Pourriture Nucléariste et du Technocrate Pseudo-Critique Jean-Pierre Dupuy!

Ce personnage pour le moins ambigu – en tout cas qui se veut un conseiller des dirigeants et qui travaille clairement pour «l’acceptabilité sociale» de toutes les innovations technologiques – l’a certainement mauvaise de s’être fait doublé par Pablo Servigne & Co et sa start-up de l’Happy Collapse sur les questions de risque technologique auprès des instances gouvernementales et patronales. C’est manifestement cet aspect qui lui vaut de paraître en toute innocence dans votre journal.

Mais ce polytechnicien, avec son dernier ouvrage La Guerre qui ne peut pas avoir lieu, essai de métaphysique nucléaire (éd. Desclée de Brouwer, 2019) est toujours aussi à côté de la plaque et hors de la réalité. Lire la suite…

Radio: Une autre histoire des « Trente Glorieuses », 2013

12 juin 2019 Laisser un commentaire

Comme était doux le temps des « Trente Glorieuses » ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L’électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd’hui la vision dominante de cette période d’« expansion », objet d’une profonde nostalgie passéiste… au risque de l’aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.

À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, cet ouvrage dévoile l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la « modernité » et du « progrès », qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradié.e.s des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvrier.ère.s de l’amiante ou des mines d’uranium contaminé.e.s, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la « croissance » et de la publicité…

Les conséquences sociales et environnementales des prétendues « Trente Glorieuses », de leur mythologie savamment construite par les « modernisateurs » eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd’hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincu.e.s et des critiques du « progrès » (de l’atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L’enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains. Lire la suite…

Mathieu Gaulène, De quoi la Fondation Sasakawa est-elle le nom?, 2011

A lire le bilan de la Fondation franco-japonaise Sasakawa (FFJS), branche française de la très influente Fondation Sasakawa, on serait tenté de penser que l’on a là à faire à une banale institution culturelle japonaise. Pourtant, à de nombreuses reprises ces dernières années, des affaires ont rappelé ce qui se cache derrière cette fondation. Dernière en date, le procès de Karoline Postel-Vinay a servi de piqûre de rappel. Lire la suite…

Jean Robert, Les visages de la modération radicale, 2016

Illich et la guerre contre la subsistance,
hier et aujourd’hui

Durant l’automne de 2013, l’essayiste public que je prétends être a dû faire face à deux tâches hétérogènes entre lesquelles j’ai eu l’intuition de convergences à explorer, mais aussi la certitude immédiate d’incompatibilités. Ce furent, d’une part, la rédaction d’un essai et la traduction française de textes d’un collègue mexicain sur la « petite école » zapatiste qui eut lieu en août et, d’autre part l’élaboration de l’article que le lecteur a sous les yeux. Lire la suite…

Collectif Hors-Normes, Victoire de Gabriel Dufils, 2019

Huit ans après le début d’un acharnement administratif contre Gabriel Dufils, paysan dans l’Eure avec sa compagne Tomomi, son combat intransigeant s’est conclu par une victoire. Huit ans de combat qui ont fini de démontrer la réelle ambition du système de traçabilité administrative, qui ne sert qu’à éliminer les fermes qui résistent à l’industrialisation.

Depuis le 24 juin 2011 et un contrôle illégal de la DDCSPP [1] sur sa ferme, les vaches de Gabriel Dufils ont été interdites de tout mouvement et privées de leurs papiers d’identité. Huit ans sans avoir d’autre droit que celui de soigner un troupeau qui s’est agrandi, passant de 4 à 18 bêtes, sur 4 hectares devenus bien étroits pour les accueillir et les nourrir.

Cette histoire démontre, comme celle de Jérôme Laronze – éleveur de Saône-et-Loire, assassiné par les gendarmes en mai 2017 à la suite d’un acharnement administratif similaire –, combien le système de gestion par les normes mis en place par l’administration agricole ne vise pas à garantir une quelconque sécurité sanitaire mais bien à industrialiser l’agriculture. Lire la suite…

Célia Izoard, La transition écologique brasse du vent, 2017

15 avril 2019 Laisser un commentaire

Nombre d’écolos s’émerveillent devant les promesses des énergies renouvelables. Pour eux, la « transition énergétique » consiste notamment à déployer un peu partout de gigantesques éoliennes. Livrées aux puissances du marché et à des besoins en électricité démesurés, ces machines géantes font disparaître milieux naturels et territoires habitables comme n’importe quel site industriel. Selon le Grenelle de l’environnement, il est prévu d’en implanter 9 500 sur le sol français d’ici trois ans, dont plus de 500 dans la campagne aveyronnaise qui, avec ses collines venteuses et dépeuplées, constitue un formidable « gisement ». Les autochtones ne l’entendent pas de cette oreille. Lire la suite…