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Archive for the ‘Médecine’ Category

André Pichot, De la «natura medicatrix» à l’organisme en panne, 1995

12 février 2015 Laisser un commentaire

D’Hippocrate à Galien, l’émergence des deux principaux modèles de la maladie

Pour Hippocrate et Aristote, la maladie est un combat mené par le corps, naturellement enclin à la santé. Avec l’interprétation de Galien (IIe siècle de notre ère), elle est considérée comme un dysfonctionnement de l’organisme. Ce changement de perspective place le médecin dans un nouveau rôle et jette les fondements de représentations de l’organisme encore en vigueur.

La médecine fut d’une efficacité très aléatoire jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle. On a tendance à en conclure, un peu vite, qu’une grande ignorance régnait auparavant. C’est méconnaître les efforts qu’il a fallu accomplir pour arriver aux succès actuels, et surtout méconnaître que, malgré toutes ses prouesses techniques, la médecine moderne se réfère encore à deux philosophies médicales antiques qu’elle associe tant bien que mal, celle d’Hippocrate (environ 460-360 av. J.-C.) et celle de Galien (129-200 ap. J.-C.). Lire la suite…

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Sur les phénomènes, les causes et les conséquences de l’ivresse

2 octobre 2011 Laisser un commentaire

Ce texte est une note issue du “Guide théorique et pratique du fabricant d’alcools et du distillateur” publié à Paris à la Librairie du Dictionnaire des Arts et Manufactures en 1870.

Notre dessein est d’exposer, dans cette note, les principales bases d’une opinion qui semble choquer certaines idées reçues. Recherchant la simplification, même en matière de raisonnement spéculatif, nous croyons très-peu au complexe, lorsqu’il nous semble que ce complexe ne représente qu’un imbroglio intéressé. Combien ne voyons-nous pas, en effet, de docteurs contemporains qui, peu au courant de ce qu’ils pensent ou de ce qu’ils croient penser, s’amusent à embrouiller ce qu’ils appellent leurs idées, afin de les rendre moins accessibles à tous ? C’est là le côté intéressant de leurs élucubrations. Si elles étaient compréhensibles, elles n’inspireraient que de l’indifférence. Et encore est-ce pour ne rien dire de plus sévère et de plus justement mérité que nous employons ce terme anodin, qui ne peut guère offenser de tels génies. Lire la suite…

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