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Archive for the ‘Article en Archive’ Category

Henry Jador, Dialogue entre une presse mécanique et une presse à bras, 1830

19 septembre 2017 Laisser un commentaire

Contexte : Autour de 1830, il y a de nombreux débats au sein de l’imprimerie parisienne suite à l’introduction des nouvelles mécaniques. Au lendemain de la révolution de Juillet 1830, plusieurs milliers d’ouvriers vont détruire les nouvelles machines de l’Imprimerie Royale 1.

On m’avait dit que le Gouvernement allait mettre des fonds considérables à la disposition du commerce de l’imprimerie ; et, pour m’assurer de la vérité, je courais d’ateliers en ateliers… tous étaient déserts. Accablé de fatigue, je me disposais à retourner chez moi pour y attendre tranquillement les fonds considérables, lorsque ce mot : IMPRIMERIE, peint en blanc sur un grand écriteau noir, vient de nouveau frapper mes regards. Soit encore par curiosité, soit par un pur mouvement machinal, j’entre, j’appelle… l’écho seul me répond… Par un hasard singulier, un faible rayon de lumière me fait apercevoir dans un petit coin quelque chose qui ressemblait presque à une Presse… j’avance : c’en était une en effet, mais en bois, mais couverte de poussière et comme ensevelie dans une immense quantité de vieux papiers… Or (n’allez pas croire, lecteur, que ceci soit un conte), voici ce que me raconta cette vieille Presse en bois : Lire la suite…

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Thierry Ribault, Nucléaire : une maladie d’État, 2017

12 juin 2017 Laisser un commentaire

Les formes multiples que revêt la transmission intergénérationnelle de cette maladie d’État qu’est le nucléaire, ne semblent pas émouvoir. Au contraire. « Le nucléaire est un choix français et un choix d’avenir. C’est le rêve prométhéen ! », selon Emmanuel Macron, rejoint par Corinne Lepage. S’agit-il d’un rêve prométhéen ou d’un cauchemar ?

« C’est dit c’est fait », gazouillait sans ponctuation, Ségolène Royal sur les réseaux sociaux, deux semaines avant les élections présidentielles, annonçant la signature et la publication du décret autorisant l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il fallait bien une fois de plus sauver les apparences, trompeuses par définition. De fait, outre l’ « indemnisation » de 450 millions d’euros qui sera versée à EdF d’ici à 2021 pour compenser les pertes de recettes des deux réacteurs, et les indemnités versées jusqu’en 2041 au même opérateur en fonction de paramètres tels que l’évolution des tarifs de l’électricité, c’est aussi au prix d’un démarrage à venir de l’EPR de Flamanville, dont le chantier a été lancé en 2007 et le coût initial de 3,3 milliards d’euros réestimé en 2015 à 10,5 milliards, que la fermeture de Fessenheim a été concédée. Où l’on voit à l’œuvre Mme Royal, présidente de la COP 21, chargée des relations internationales sur le climat, candidate (perdante, bien que le poste ait été « promis à une femme ») à la direction du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et accessoirement représentant spécial de la communauté des « responsables » passés maîtres dans l’art de relancer le nucléaire en se donnant des airs d’en sortir.

On s’en étonnera peu, tant les chantages sont monnaie courante dans ce secteur d’activité où se vérifie pleinement la loi selon laquelle tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis. C’est que le nucléaire est en effet une maladie d’État. Qu’il en soit propriétaire ou non, que le « parc » sur lequel il est censé veiller soit en marche ou à l’arrêt, qu’il finance l’avant catastrophe, la préparation à celle-ci, ou sa « gestion » après qu’elle soit survenue, l’État doit indéfiniment ponctionner les ressources collectives pour faire face à la récidive atomique. Nous proposons de rendre compte de quelques manifestations récentes et pour le moins spectaculaires des différentes facettes de cette infirmité structurelle qui touche l’État atomique dans de nombreux pays. Lire la suite…

Georges Duhamel, La querelle du machinisme, 1933

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S’il est un personnage ingrat, fâcheux, pénible à soutenir dans une société tantôt enorgueillie de ses succès et tantôt déconcertée par ses échecs, c’est celui que j’appellerai « le contempteur du progrès ».

Le contempteur du progrès ne laisse pas de présenter des variétés. J’en distingue deux principales. En premier lieu, je vois l’homme qui, tel M. Thiers, ne croit pas au progrès, parce qu’il pense que l’on n’aura jamais assez de fer, ou jamais assez de charbon, ou de radium, ou d’ondes courtes. C’est une variété qui tend à disparaître.

L’autre contempteur sait bien que le fer et le charbon ne manqueront pas et il le déplore. Considérant avec horreur un avenir tout de fer et de charbon, il adjure l’humanité de revenir à l’état de nature. Ce contempteur s’appelait hier Jean-Jacques, et ce matin Gandhi.

S’il est vrai qu’un poète est sauvé du néant quand il peut faire passer un vers, un seul vers à la postérité, je pense que Paul Valéry mérite le salut pour avoir écrit, entre mille choses excellentes, ces trois petits vers mélancoliques et railleurs :

Ni lu ni compris ?
Aux meilleurs esprits
Que d’erreurs promises !

A vrai dire, le poète succombe aux délices de la négation et du défi. Ne pas être compris si l’on n’est pas lu, c’est une chose dont on peut se consoler. Un destin plus fâcheux est sans aucun doute d’être lu, mais mal compris.

Des personnes qui lisent trop vite et très mal ont voulu me faire jouer ce rôle de contempteur du progrès [Duhamel fait ici référence à son récit de voyage aux USA, Scènes de la vie future, paru en 1930 ; NdE]. Parmi ces lecteurs infidèles se trouvent d’ailleurs des contempteurs du progrès qui souhaitent vivement, ce qui m’honore beaucoup, de me compter dans leurs rangs, et des progressistes de tout plumage qui désespèrent, non sans raison, de m’attirer dans leur parti. Il est une chose moins excusable à mes yeux que de louer vainement le passé, c’est de flatter l’avenir dans le dessein de se concilier ses bonnes grâces. Les écrivains, et même les plus illustres, ne sont pas toujours exempts de cette faiblesse.

Je refuse donc également les deux rôles. Délivré des naïves idéologies du XIXe siècle, c’est-à-dire d’une confiance excessive dans l’évolution actuelle de l’espèce, j’use de mon droit et je remplis mon devoir d’homme vivant : je veux librement connaître, comprendre, juger, critiquer le temps dans lequel je vis. Lire la suite…

Rodolphe Töpffer, Du progrès dans ses rapports avec le petit bourgeois, 1835

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et avec les maîtres d’école

Le progrès, la foi au progrès, le fanatisme du progrès, c’est le trait qui caractérise notre époque, qui la rend si magnifique et si pauvre, si grande et si misérable, si merveilleuse et si assommante. Progrès et choléra, choléra et progrès, deux fléaux inconnus aux anciens.

Le progrès, c’est ce vent qui, de tous les points à la fois, souffle sur la plaine, agite les grands arbres, ploie les roseaux, fatigue les herbes, fait tourbillonner les sables, siffle dans les cavernes, et désole le voyageur jusque sur la couche où il comptait trouver le repos.

Le progrès (plus qu’une figure), c’est cette fièvre inquiète, cette soif ardente, ce continuel transport qui travaille la société tout entière, qui ne lui laisse ni trêve, ni repos, ni bonheur. Quel traitement il faut à ce mal, on l’ignore. D’ailleurs les médecins ne sont pas d’accord : les uns disent que c’est l’état normal, les autres que c’est l’état morbide ; les uns que c’est contagieux, les autres que ce n’est pas contagieux. En attendant le choléra, le progrès, veux-je dire, va son train. Lire la suite…

Gérard Nissim Amzallag, Invitation à l’antiphonie, 2009

15 avril 2017 Laisser un commentaire

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Réflexions d’un biologiste
à la lecture d’Henri Maldiney

« Et nous demandons qu’on veuille réfléchir sur ceci : la religion et l’art ne sont pas des ruptures d’avec la simple vie moins expressément humaines que ne l’est la science ; or quel esprit sincèrement religieux, quel artiste authentiquement créateur, poursuivant la transfiguration de la vie, a-t-il jamais pris prétexte de son effort pour déprécier la vie ? »

Georges Canguilhem, La connaissance de la vie.

Henri Maldiney parle fort peu de science. On peut en découvrir la raison dans ses écrits. La pensée du rien [soit de ce qui semble insignifiant en apparence ; NdE], c’est-à-dire de ce qui est en amont de l’existence et qui la fonde, tient une place centrale dans son œuvre. Or Maldiney considère que la science ne permet pas d’entrevoir ce rien dans sa réalité propre. Il écrit ainsi :

« L’Homme de science ne parle du rien que pour l’exclure. Ce rejet, né de la conviction que l’étant est en tout positivité permet d’en déterminer l’en-soi dans la forme de l’objectité. Mais pour opérer sur quelque chose dans le monde, il faut d’abord avoir ouverture à lui. » 1

On ne peut que lui donner raison. Le concept de rien na aucune réalité propre en science. Il s’insère tout au plus comme négation d’une réalité positive comme le signe accablant d’un échec expérimental. Lorsque le rien fait surface, le savoir positif se rétracte Mais dans ce cas, n’est-ce pas le signe de sa remise en question, prémisse de son renversement impromptu ? Pas vraiment, parce que le rien dont il est question en science est un vide dénué de potentialité créatrice. Il n’anticipe pas une ouverture vers l’inconnu, mais invite seulement à rejeter la théorie dont il dévoile, par son irruption, les lacunes. L’expérience étant étroitement conçue en rapport à une théorie, elle ne peut engendrer de réponse hors du dualisme vrai-faux dans laquelle elle est par avance emprisonnée. C’est pourquoi la réponse nulle en science, le “rien” de l’expérience qui a échoué n’a pas grand chose à voir avec l’apparaître 2, et encore moins avec l’impression originaire qui lui est intimement associée 3. Or cette impression, Maldiney la caractérise ainsi :

« Elle ne se développe pas (elle n’a pas de germe), elle est création originaire. » 4

Dans l’impossibilité d’appréhender le rien, la science moderne se trouve dans l’incapacité d’appréhender la dimension créatrice contenue dans son “objet d’étude”. Elle se voit condamnée à une représentation déterministe du monde qu’elle étudie, dans lequel le temps est linéarisé et sécable à l’infini si bien qu’aucune rupture, aucune discontinuité n’en devient concevable. C’est la répétition éternelle du même, d’un réel inerte se transformant au gré de lois immuables, enfermé dans la “dichotomie du vrai”. Lire la suite…

Edward P. Thompson, Modes de domination et révolutions en Angleterre, 1976

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Résumé

Dans cet exposé, consacré une discussion sur les modes de domination et les luttes de classes en Angleterre au XVIIIe et au début du XIXe siècle principalement, E. P. Thompson (1924-1993) reprend les résultats de ses travaux sur la formation de la classe ouvrière et de travaux plus récents sur les luttes de classes au XVIIIe siècle. Il montre comment, pour construire une histoire marxiste de la domination de classe en Angleterre, il faut remettre en question divers schèmes ou présupposés associés à la tradition historiographique marxiste et forgés propos de l’histoire française : représentation des transformations des modes de domination sur le modèle des révolutions brutales (modèle cataclysmique) ; représentation d’une opposition radicale sans interpénétration entre aristocratie et bourgeoisie ; représentation des modes de domination sur le modèle de imposition hégémonique de la domination. Il propose des analyses de la mise en scène de la domination de la gentry et de la contre-violence de la terreur populaire. Lire la suite…

Diane B. Paul, Darwin, darwinisme social et eugénisme, 2003

7 février 2017 Laisser un commentaire

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I – Ambivalences et influences

Quel est le rapport entre le darwinisme de Darwin, le darwinisme social et l’eugénisme ? À l’instar des nombreux détracteurs du darwinisme, le populiste et créationniste américain William Jennings Bryan (1860-1925) pensait que la théorie de Darwin (« un dogme d’obscurité et de mort ») amenait directement à croire qu’il est juste que les forts éliminent les faibles et que le seul espoir d’améliorer l’humanité réside dans la reproduction sélective 1. D’autre part, les partisans de Darwin voient habituellement dans le darwinisme social et dans l’eugénisme des perversions de sa théorie. Daniel Dennett s’exprime au nom de maints biologistes et philosophes de la science lorsqu’il décrit le darwinisme social comme « un détournement détestable de la pensée darwinienne » 2. Peu d’historiens professionnels croient que la théorie de Darwin mène directement à ces doctrines ou leur est directement reliée. Mais le débat porte à la fois sur la nature et sur la portée de ce lien.

Dans cet article, j’examine les propres opinions de Darwin et celles de ses successeurs, ce qu’implique sa théorie pour la vie de la société, et j’évalue les conséquences sociales de ces idées. En particulier : la section II étudie les débats autour de l’évolution humaine qui ont suivi la publication de L’Origine des espèces de Darwin (1859) 3. Les sections III et IV analysent les contributions ambiguës de Darwin à ces débats. S’il exaltait parfois la lutte concurrentielle, il souhaitait aussi en atténuer les effets, mais pensait que réguler la reproduction était irréaliste et immoral. Les sections V et VI examine comment d’autres ont interprété à la fois la théorie scientifique et la portée sociale de Darwin. Les successeurs de Darwin ont trouvé dans ses ambivalences de quoi légitimer leurs propres préférences : capitalisme et laissez-faire, certes, mais également réformisme libéral, anarchisme et socialisme, conquête coloniale, guerre et patriarcat, mais aussi anti-impérialisme, pacifisme et féminisme. La section VII examine le lien entre le darwinisme et l’eugénisme. Darwin et nombre de ses successeurs pensaient que la sélection ne jouait plus son rôle dans la société moderne, car les faibles d’esprit et de corps n’en sont plus éliminés. Cela laissait entrevoir une dégénérescence qui inquiétait des gens de tous les horizons politiques ; mais il n’existait pas de consensus sur la manière de déjouer cette menace. Dans l’Allemagne nazie, l’eugénisme s’inspirait d’un darwinisme particulièrement brutal. La section VIII examine le « Darwinismus » tel que l’ont d’abord adopté les progressistes, puis ultérieurement les nationalistes racistes et réactionnaires. La section IX est une conclusion qui évalue l’influence de Darwin sur les problèmes de la société tente de comprendre quelle est notre position actuelle. Lire la suite…

Diane B. Paul, Darwin, social Darwinism and eugenics, 2003

7 février 2017 Laisser un commentaire

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I. Ambivalences and influences

How does Darwin’s Darwinism relate to social Darwinism and eugenics? Like many foes of Darwinism, past and present, the American populist and creationist William Jennings Bryan thought a straight line ran from Darwin’s theory (“a dogma of darkness and death”) to beliefs that it is right for the strong to crowd out the weak, and that the only hope for human improvement lay in selective breeding 1. Darwin’s defenders, on the other hand, have typically viewed social Darwinism and eugenics as perversions of his theory. Daniel Dennett speaks for many biologists and philosophers of science when he characterises social Darwinism as “an odious misapplication of Darwinian thinking” 2. Few professional historians believe either that Darwin’s theory leads directly to these doctrines or that they are entirely unrelated. But both the nature and significance of the link are disputed.

This chapter examines the views held by Darwin himself and by later Darwinians on the implications of his theory for social life, and it assesses the social impact made by these views. More specifically: section II discusses the debates about human evolution in the wake of Darwin’s Origin of Species (1859) 3. Sections III and IV analyse Darwin’s ambiguous contribution to these debates. Sometimes celebrating competitive struggle, he also wished to moderate its effects, but thought restrictions on breeding impractical and immoral. Sections V and VI see how others interpreted both the science and social meaning of Darwinism. Darwin’s followers found in his ambiguities legitimation for whatever they favoured: laissez-faire capitalism, certainly, but also liberal reform, anarchism and socialism; colonial conquest, war and patriarchy, but also anti-imperialism, peace and feminism. Section VII relates Darwinism to eugenics. Darwin and many of his followers thought selection no longer acted in modern society, for the weak in mind and body are not culled. This raised a prospect of degeneration that worried people of all political stripes; but there was no consensus on how to counter this threat. In Nazi Germany, eugenics was linked to an especially harsh Darwinism. Section VIII sees “Darwinismus” embraced initially by political progressives, and only later by racist and reactionary nationalists. Section IX concludes by assessing Darwin’s impact on social issues and by reflecting on where we are now. Lire la suite…

Nicolas le Dévédec, Le meilleur des mondes transhumanistes, 2014

23 décembre 2016 Laisser un commentaire

Introduction au dossier Critique du Transhumanisme

« La révolution véritablement révolutionnaire se réalisera non pas dans la société, mais dans l’âme et la chair des êtres humains. »

Aldous Huxley

Jamais ces mots de l’écrivain Aldous Huxley, l’auteur de la célèbre dystopie Le meilleur des mondes (1932), n’ont-ils paru autant prémonitoires. Chirurgie esthétique, dopage sportif, contrôle de la procréation, augmentation des capacités cognitives ou lutte contre le vieillissement sont autant de manifestations actuelles d’une aspiration forte à améliorer l’être humain et la vie en elle-même par le biais des avancées technoscientifiques et biomédicales.

Depuis plusieurs années, la question de l’amélioration des performances humaines trouve dans le mouvement du transhumanisme son principal et radical promoteur. Courant culturel issu de la Silicon Valley, le transhumanisme considère « l’augmentation » biotechnologique de l’être humain comme un impératif éthique et politique. Se rendre plus beau, plus fort, plus intelligent, plus heureux et vivre presque éternellement grâce aux technosciences sont ses objectifs principaux. Par la cryogénie, la fusion de l’humain et de la machine, le recours à un eugénisme libéral ou encore l’usage de la pharmacologie et des nanotechnologies, les transhumanistes ambitionnent rien de moins que de dépasser entièrement la condition humaine pour accéder à un nouveau stade de l’évolution : la posthumanité. « L’humanité est une étape provisoire sur le sentier de l’évolution. Nous ne sommes pas le zénith du développement de la nature » 1, proclame ainsi le philosophe Max More, l’un des chefs de file du mouvement. Lire la suite…

T. Dubarry & J. Hornung, Qui sont les transhumanistes ?, 2008

13 décembre 2016 Laisser un commentaire

Cet article fait partie du dossier Critique du transhumanisme

Résumé

Nous avons ici tenté de décrypter la nature, la structure et les modalités d’actions d’une minorité active contemporaine au sein des pays développés. Les individus qui composent le mouvement transhumaniste reflètent admirablement bien, à des degrés divers et variés, la situation conflictuelle qui est celle de l’espèce humaine en ce début de 3ème millénaire confrontée à l’importance croissante prise par les sciences, les techniques et la technologie dans nos vies quotidiennes. Discutant de l’avenir de l’humanité, les transhumanistes questionnent des problématiques essentielles qui mettent progressivement en valeur une nouvelle identité idéale posthumaine où la technique, mise au service de l’humain, restaure la légitimité sociale et cosmologique de celui-ci. Lire la suite…