Gabrielle Hecht, Uranium & Rayonnement, 2016

Gabrielle Hecht,
Uranium africain.
Une histoire globale,
Seuil, Paris, 2016.

 

Comment et dans quelles conditions le continent africain a-t-il contribué au développement de l’industrie nucléaire mondiale ? Alors que le Congo, le Gabon, Madagascar, le Niger, l’Afrique du Sud et la Namibie ont fourni jusqu’à 50 % de l’uranium importé par les pays occidentaux pendant la guerre froide, comment se fait-il que l’activité nucléaire de ces pays n’ait pas été reconnue comme telle ? À partir d’une enquête sur l’extraction et la transformation de l’uranium, première étape de la chaîne de production nucléaire, l’historienne américaine des sciences et des techniques Gabrielle Hecht saisit les dynamiques de mise en invisibilité des acteurs africains du « monde nucléaire », ainsi que leurs effets en termes de santé au travail et de santé environnementale.

Dans une recherche antérieure sur l’industrie nucléaire en France, Gabrielle Hecht démontrait comment la construction de l’identité nationale après la seconde guerre mondiale était indissociable d’un patriotisme technologique incarné dans le programme électronucléaire [1]. Elle proposait le concept de « régime technopolitique » pour décrire comment un « ensemble d’individus, de pratiques industrielles, d’objets techniques et d’idéologies institutionnelles » avaient participé à façonner cette nouvelle identité nationale reposant sur la prouesse technique. Cette recherche permettait aussi de saisir le rôle des agents du CEA et d’EDF, célébrés comme héros de la modernité, acteurs du nouveau « rayonnement de la France ». En revanche, et c’est ce que démontre ce nouvel ouvrage, sur un autre versant productif, les acteurs du continent africain de ce développement n’étaient pas, et ce, jusqu’à une période très récente, considérés comme des travailleurs du nucléaire. Pas plus que les mines congolaises d’où fut extrait l’uranium lâché sur Hiroshima n’étaient classées comme sites nucléaires, les mineurs congolais n’étaient reconnus comme des travailleurs de l’industrie nucléaire.

Menée à la fois sur des sites miniers au Gabon, à Madagascar, en Afrique du Sud et en Namibie, où des entretiens ont été réalisés avec des (anciens) ouvriers, des directeurs d’usines, des ingénieurs, des médecins et des habitants et, aussi, dans les archives du CEA, en France, ou dans celles de l’Atomic Energy Authority, en Grande-Bretagne, cette enquête révèle comment, selon les époques et les lieux, la catégorie « nucléaire » est distribuée. Déterminée par des rapports de forces mais aussi des controverses scientifiques et technopolitiques, cette distribution n’est pas réductible à la seule mesure de la radioactivité. En témoigne l’exemple récent de l’uranium du Niger sur lequel s’appuie l’auteure. Alors que ce métal a fait de l’Irak un pays nucléaire en 2003, justifiant une intervention militaire des États-Unis, il n’a pas fait du Niger lui-même un pays nucléaire. Ni l’exposition des travailleurs aux radiations, ni leur rôle dans l’industrie de l’énergie nucléaire mondiale ne suffirent à faire de l’extraction de l’uranium dans ce pays une « activité nucléaire ».

Apparaît alors le caractère dynamique, instable et polémique des « choses nucléaires », que l’auteure propose de saisir avec la notion de « nucléarité ». Celle-ci permet de comprendre comment l’uranium, en tant que ressource minière, est politisé. Là où la radioactivité renvoie à un phénomène physique, la nucléarité désigne un processus technopolitique, dont les variations dépendent de l’affrontement entre différents rythmes historiques, des flux de production de savoir et de capital, mais aussi du militantisme transnational ou encore de la politique postcoloniale.

Organisé en deux parties, l’ouvrage est d’abord consacré à l’émergence du marché de l’uranium et à sa structuration dans des contextes nationaux singuliers marqués par le régime colonial français à Madagascar, par celui de l’apartheid en Afrique du Sud ou encore par la lutte pour l’indépendance vis-à-vis de l’occupation sud-africaine en Namibie. L’enquête montre à cet endroit que de nombreux conflits ont pris source dans les tensions entre banalisation et exceptionnalisme de l’uranium. Les industries minières africaines cherchaient à banaliser l’uranium, de manière à en faciliter le commerce, et à élargir leurs marges de manœuvre, aussi bien à l’intérieur des frontières nationales qu’à l’extérieur. À l’inverse, les puissances occidentales avaient intérêt à veiller à maintenir l’exceptionnalité de l’uranium pour en limiter et en contrôler la circulation dans un contexte de guerre froide et de course à l’armement nucléaire.

Dans un second temps, l’auteure montre que les variations historiques et géographiques qui alimentent la catégorie de nucléaire ont également des conséquences profondes sur la vie et la santé des travailleurs des mines. L’enquête suit le cas de travailleurs atteints de maladies professionnelles, qui rencontrent les plus grandes difficultés à établir et à faire reconnaître un lien entre leur pathologie et leur activité professionnelle. Résonnant avec d’autres recherches portant sur le scandale de l’amiante en France [2], sur les obstacles à la reconnaissance des cancers professionnels [3] ou encore sur les collusions entre scientifiques et industriels et leurs effets délétères en matière de santé publique [4], l’enquête analyse les conflits autour de la production de connaissances et d’expertises sur la santé au travail, renforcés ici encore par des rapports sociaux marqués par le (post)colonialisme.

Gabrielle Hecht prend pour exemple le cas du CEA qui, dès les années 1950, mesurait les niveaux de radiations dans ses mines d’uranium en France. Supervisé par un jeune ingénieur, Jacques Pradel, le programme de protection du CEA fixait un seuil d’exposition et suivait l’exposition de chaque travailleur. Pradel aimait convoquer l’exemple de la mine de Margnac, dans le Limousin, qui produisait un minerai de haute qualité, comme modèle de l’approche en matière de radioprotection. Avec ses collègues, ils décrivaient non sans fierté de quelle façon la nucléarité de la mine était cartographiée à l’aide de tableaux retraçant l’exposition au radon du personnel de chacune des « divisions minières de France métropolitaine ». Les données avancées par les ingénieurs ne concernaient toutefois que les mines de la France métropolitaine. Les mines du CEA à Madagascar étaient tout simplement absentes de ces tableaux, alors que le minerai malgache était reconnu pour sa qualité élevée et sa forte émission de rayons gamma. Aussi, bien que la présence de films dosimétriques suggérât la dangerosité de l’activité de travail, les mineurs malgaches ne disposaient pas d’appareils de mesure adaptés et n’étaient pas non plus informés des risques encourus, pas plus qu’ils n’avaient accès au niveau d’exposition de leur lieu de travail. Ce faisant, les questions de santé au travail n’ont pas été thématisées par les mineurs comme relevant d’un problème collectif.

Autre lieu, autre époque, Gabrielle Hecht montre comment en Namibie, au début des années 1990, la question des risques professionnels a été politisée par un syndicat particulièrement combatif à la mine de Rössing. L’organisation cherchait à rendre visible le problème de « maladies inexplicables » repérées chez des travailleurs mais aussi au sein de leurs familles. Elle soupçonnait que l’exposition aux radiations était responsable de ces pathologies. Face à des accusations rendues publiques par le syndicat et relayées par des contre-pouvoirs internationaux, la direction de l’entreprise réclama une inspection de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA). L’équipe conjointement menée par l’AIEA et l’Organisation internationale du travail (OIT) envoyée en 1992 pendant deux semaines conclut à de faibles niveaux d’exposition et nota que le service médical de la mine était « remarquable ».

Les experts conclurent que, concernant les pathologies radio-induites dont ils avaient eu écho, notamment des cancers du poumon, « il n’était possible d’en juger que sur la base d’une comparaison avec des statistiques nationales, lesquelles ne semblaient pas exister en Namibie à cette époque ». Scandalisés que les experts internationaux n’aient pas pris la peine de recueillir eux-mêmes des données sur l’état de santé des (anciens) ouvriers et des habitants, les militants syndicaux mirent en place une nouvelle expertise, cette fois-ci complètement indépendante des institutions nucléaires. Si les résultats délivrés par l’expert choisi, Reinhard Zaire, permirent de mettre en évidence des dégradations chromosomiques chez les travailleurs exposés, ils furent ensuite mis en doute par une contre-expertise impulsée par le médecin de la mine. Décrédibilisé, l’expert en question se remit à poursuivre son propre agenda scientifique et disparut, laissant le syndicat de Rössing démuni. Le syndicat de Rössing se confronta ainsi aux limites des structures sociales et épistémologiques de la science elle-même, une situation qui n’est pas sans rappeler les difficultés rencontrées par d’autres travailleurs « invisibles » de l’industrie nucléaire, comme les salariés sous-traitants français, les plus exposés aux risques du travail nucléaire et les plus précaires.

Au terme de cette enquête, le lecteur ne peut plus ignorer que « l’Afrique fait partie du monde nucléaire ». Aussi, Gabrielle Hecht termine son enquête avec une question :

« À combien s’élèveraient les factures d’électricité aux États-Unis ou en Europe si le prix de l’uranium incluait le coût réel de la nucléarité en Afrique ? »

Marie Ghis Malfilatre

 

Recension publiée dans la revue Écologie & politique n°53, 2016.

 


 

Gabrielle Hecht,
Le Rayonnement de la France.
Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale, Éditions Amsterdam, Paris, 2014, 456 p.

Gabrielle Hecht,
Uranium africain,
une histoire globale,
Le Seuil, Paris, 2016, 416 p.

 

La présente note de lecture porte sur deux ouvrages initialement parus en anglais (États-Unis), et traduits en français par Guenièvre Callon pour le premier, par Charlotte Nordmann pour le second. Voici les références des éditions originales :

Hecht, G., The Radiance of France. Nuclear Power and National Identity after World War II, The MIT Press, Cambridge, 1998.

Hecht, G., Being Nuclear. Africans and the Global Uranium Trade, The MIT Press, Cambridge, 2012.

La gloire (voire la sacralisation) nucléaire, et son socle, l’uranium, paradoxalement dénué de toute référence à la grandeur : tels sont les objets hors normes auxquels l’historienne américaine Gabrielle Hecht a consacré de très nombreuses années de sa carrière de chercheuse. L’œuvre qui en est issue est très originale, qu’il s’agisse de la force du récit, des cadres théoriques et analytiques novateurs proposés, ou de la richesse des sources, écrites comme orales, mobilisées.

Le Rayonnement de la France, désormais une référence majeure pour tous ceux et celles souhaitant se saisir de l’histoire de la nucléarisation de la France dans une perspective à la fois politique et culturelle, analyse avec brio la manière dont l’énergie nucléaire devient progressivement synonyme du « rayonnement » industriel et militaire de la France, voire son identité même. Après une période de reconstruction du pays dans l’après-Guerre, suivie de la perte du pouvoir colonial, celui-ci est remplacé par un nouveau type de pouvoir : le pouvoir nucléaire. Pour mener son analyse, l’auteure déconstruit ce qu’elle qualifie de « régimes technopolitiques » – c’est-à-dire un ensemble de manières de lier la technique et la politique – tels que forgés par deux acteurs clés dans la prise de décisions nucléaires, eux-mêmes pris dans un ensemble de jeux d’alliances et de concurrences. Il s’agit, d’un côté, du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), architecte du programme nucléaire militaire, et de l’autre d’Électricité de France (EDF), qui a œuvré à la mise en place du parc nucléaire national. L’originalité de l’entrée par les régimes technopolitiques tient au fait qu’au delà du constat – désormais banal – d’hybridation de la technique et de la politique, elle permet de saisir la manière dont la technique parvient, moyennant de multiples tractations mais aussi d’ajustements, à en même temps façonner et endosser la politique promue par les acteurs technoindustriels, et par là à faire politique. Ainsi, les premiers réacteurs nucléaires implantés à Marcoule concentrent progressivement en eux « la politique militaire nucléaire de la France », portée par le CEA (l’accès à la bombe atomique), à une époque où la formulation traditionnelle d’une telle politique fait précisément défaut. De même, les réacteurs de Chinon, avec lesquels EDF opère sa transition de l’hydraulique au nucléaire, incorporent progressivement « la » politique même, à savoir celle d’un programme électronucléaire national que les dirigeants d’EDF jugent alors inéluctable dans la fabrique de la France « rayonnante » sur le plan techno-industriel. Si le régime « nationaliste » du CEA, alors défenseur des technologies « 100% françaises », et celui, « nationalisé », d’EDF, qui reformule le rapport à la chose nationale dans une perspective pragmatique et de rentabilité économique, révèlent des formulations divergentes des liens entre la technique et la politique, il en va de même pour les syndicats, l’élite scientifique, les travailleurs, ou encore le public. Mais, dans tous les cas et pour la quasi-totalité des acteurs, au cours des décennies 1950 et 1960, les centrales nucléaires « débordent » largement de leur cadre technique pour assurer une fonction essentielle : opérer la modernisation de la France, y compris en faisant alliance avec la tradition. Dès lors, c’est tout un « spectacle » de la technique grandiose qui se donne à voir de façon lyrique, transformant le site de Marcoule en cathédrale du xxe siècle, celui de Chinon en château des temps modernes, et l’énergie nucléaire, dans son ensemble, en clé de la grandeur et de l’indépendance énergétique nationale.

Uranium africain, une histoire globale, récemment traduit en français, constitue en quelque sorte la suite logique du premier ouvrage de l’auteure, comme pour faire ressortir ce qu’il y a de plus invisible, de plus oublié, mais aussi de plus essentiel qui sous-tend la « grandeur » nucléaire, en France et au-delà – à savoir la matière première, moins révolutionnaire, moins « high-tech », mais aussi moins « nationale » : l’uranium.

L’uranium en provenance des mines africaines alimente depuis des décennies la majorité des centrales nucléaires françaises, mais aussi européennes, nord-américaines, japonaises. Cependant, non seulement cette dépendance vis-à-vis de l’Afrique n’a pas permis de faire voler en éclats le discours, encore dominant en France, qui associe l’énergie nucléaire à « l’indépendance énergétique nationale », mais plus encore, l’Afrique, hormis l’Afrique du Sud pour un temps, n’a historiquement pas « compté » comme un lieu nucléaire aux yeux des États ou agences nucléaires occidentales. C’est que, comme Gabrielle Hecht le développe de façon convaincante dans L’Uranium africain, les paramètres qui déterminent la « nucléarité » [5] d’un État, des hommes ou des choses, relèvent aussi bien des sciences et des techniques que de l’histoire et de la géographie, des corps et de la politique, des radiations et de la « race », des États et du capitalisme. La nucléarité n’est pas même partout ni pour tout le monde ni à tout moment. Et la manière dont on attribue ou non un statut nucléaire à un État, à des lieux ou aux « choses » a un impact direct sur la vie et la santé des travailleurs et des populations. La première partie de l’ouvrage décrypte ainsi les multiples stratégies scientifiques, industrielles et étatiques à travers lesquelles, dans les années 1970, l’uranium est dissocié de son statut de combustible militaire étroitement surveillé pour devenir une marchandise « banale », et ce en vue de faciliter le commerce et la circulation internationale du yellowcake [6]. La montée d’un marché de l’uranium par ce biais permet aux « grands » d’importer en toute légalité l’uranium (dont celui sud-africain sous embargo) nécessaire au fonctionnement de leurs industries militaires et civiles, tout en s’assurant des prix bas, moyennant des cartels, des instruments de gestion de l’offre et de la demande, mais aussi parfois des coups d’État neutralisant les dirigeants africains trop exigeants. L’uranium « pas cher », déterminant pour faire advenir une énergie nucléaire « bon marché », doit également sa compétitivité aux mineurs africains exploités jusque dans leurs corps irradiés, auxquels la deuxième partie du livre est consacrée. L’auteure donne à voir les travailleurs africains dans leur diversité dynamique, non pas en les envisageant comme des subalternes passifs subissant des politiques dictées par les puissances nucléaires mais en relatant les activités souvent pénibles (mais incontournables pour l’Occident) menées par les ouvriers de mines, en s’intéressant aux processus à travers lesquels leurs corps sont rendus malades, en les faisant également exister par le biais de récits des luttes qu’ils ont pu engager.

Le passionnant Uranium africain parvient ainsi à marier, avec ruse, les histoires habituellement séparées : l’histoire de la bombe et celle de l’Afrique, l’histoire de la grandeur nucléaire et celle de l’uranium, l’histoire coloniale/postcoloniale et celle du travail et de la santé au travail. Plus encore que Le Rayonnement de la France, l’ouvrage a aussi une visée normative : transformer la notion de nucléarité en un outil pour faire avancer les luttes sociales et politiques, à commencer par la cause des travailleurs de l’uranium, plus irradiés que l’ensemble des travailleurs des industries nucléaires. Selon G. Hecht, puisque la manière dont on attribue ou non un statut de nucléarité à un État, à des lieux ou aux « choses », a un impact direct sur la vie et la santé des travailleurs et des populations, il est temps de franchir le cap, de redonner à l’Afrique et à l’uranium africain sa « nucléarité ». Le lecteur trouvera cependant ici peu de pistes concrètes pour y parvenir, qu’il s’agisse de nouvelles formes de régulations internationales, à revendiquer, ou de nouvelles formes de militantisme, à innover. La notion de nucléarité elle-même risque d’ailleurs de s’avérer peu opérationnelle ou même sujette à un double emploi (pour renverser les rapports de force, ou à l’inverse pour les maintenir), les promoteurs du nucléaire, les décideurs étatiques ou interétatiques, les travailleurs, ou encore les activistes pouvant se l’approprier de façon très différente. Les uns, côté ONG par exemple, pour dire combien le nucléaire est par nature source d’inégalités et qu’il faut par conséquent l’abandonner si on ne veut pas faire partie d’un régime d’exploitation global et incontrôlable, les autres, côté agences atomiques, pour dire combien il était, à titre d’exemple, justifié d’intégrer la France au « club nucléaire ». Et entre les deux, certains groupes de travailleurs ne pourraient-ils pas avancer qu’il vaut mieux être mineurs d’uranium dans un pays nucléarisé que non nucléaire, et réclamer ainsi une transition de leur propre pays vers le nucléaire ? Même si ces tensions, liées en grande partie à la superperformativité de la notion, s’avéraient insurmontables, le débat est ouvert de la façon la plus érudite, et la plus novatrice possible. Tel est le grand apport d’Uranium africain, mais aussi du Rayonnement de la France, apport qui va bien au-delà des notions ou catégories innovantes que chacun des ouvrages a forgées, dans le but, principal, de décrire ou de rendre intelligibles l’atome, ses régimes, ses héros, ses modes opérationnels, ses victimes.

Sezin Topçu

 

Recension publiée dans la revue Sociologie du travail, vol. 59 – n° 4, octobre-Décembre 2017.

 


[1] G. Hecht, Le rayonnement de la France. Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale, La Découverte, Paris, 2004.

[2] E. Henry, Amiante : un scandale improbable. Sociologie d’un problème public, PUR, Rennes, 2007.

[3] A. Thébaud-Mony, La reconnaissance des maladies professionnelles en France. Acteurs et logiques sociales, La Documentation française, Paris, 1991 ; J.-N. Jouzel et F. Dedieu, « Rendre visible et laisser dans l’ombre. Savoir et ignorance dans les politiques de santé au travail », Revue française de science politique, vol. 63, n° 1, 2013, p. 29-49.

[4] R. Proctor, Golden Holocaust. La conspiration des industriels du tabac, Éditions des Équateurs, Paris, 2014 ; A. Thébaud-Mony, La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La Découverte, Paris, 2014.

[5] C’est une notion forgée par l’auteure, qui insiste sur le fait que l’acquisition d’un statut nucléaire dépend aussi bien des critères techniques et scientifiques que des facteurs ou configurations politiques, économiques, historiques, géographiques, ethniques.

[6] Le yellowcake renvoie aux concentrés d’uranium qui ont l’aspect d’une poudre généralement jaune vif et qui contiennent environ 750 kg d’uranium par tonne, ce qui facilite le transport de la mine vers l’usine de conversion.

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