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L’université sous hypnose numérique, 2015

De quelle université avons-nous besoin ? Un espace émancipateur propice au débat et à la réflexion, où les évolutions du monde sont décryptées autrement que dans l’urgence ? Ou bien un laboratoire pour l’innovation à tout prix, au service de la compétition économique ? La deuxième option est en train de l’emporter sur les ruines de la première.

L’université française et la science qu’elle produit sont en phase de mutation accélérée. Elles sont lancées dans une course effrénée à l’innovation, sans cesse stimulée par les injonctions de l’État et des milieux économiques, ainsi que par la mode des classements internationaux, tel celui de Shanghai 1.

Depuis les années 1980, les innovations et les trajectoires technoscientifiques sont de plus en plus modelées par un nouveau régime de production néolibéral des sciences avec sa flexibilité accrue, sa valorisation des performances à court terme et son pilotage croissant de la recherche par les grandes firmes et les marchés financiers.

Aux États-Unis, les fonds d’origine privée ont dépassé le financement public de la recherche dès les années 1980 et, aujourd’hui, les 500 plus grandes multinationales concentrent 80 % de la recherche industrielle mondiale.

Dans ce contexte « la science », qu’il était possible de définir dans le passé comme un bien public, une source possible de progrès et d’émancipation pour le plus grand nombre, est de plus en plus comprise uniquement comme un instrument de compétitivité, désormais la recherche bascule dans l’« ère de la commercialisation » 2.

Ce nouveau contexte global modèle les politiques universitaires menées dans les principaux pays industrialisés et éclaire notamment la promotion rapide de « l’université numérique », présentée comme l’outil indispensable à cette compétition généralisée. C’est d’ailleurs au nom de la « compétitivité de la nation » que Valérie Pécresse, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a commandé en 2007 un rapport sur « l’université numérique » 3.

L’injonction numérique

En France, le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche vit des années difficiles sous l’effet de la généralisation des mesures de rigueur budgétaire, de l’accroissement des inégalités entre personnels et équipes, mais aussi du manque de concertation et du déni croissant de toute forme de démocratie 4.

C’est notamment le résultat de politiques universitaires définies au niveau national par la loi d’août 2007 « relative aux libertés et responsabilités des universités », et de la loi de juillet 2013 « relative à l’enseignement supérieur et à la recherche ».

Au nom de la résolution de la crise de l’université, crise sans cesse présentée sous un jour falsifié et instrumentalisée par les « réformateurs » de tous poils pour légitimer leurs projets 5, l’enseignement supérieur est soumis à des mutations de très grande ampleur dont la politique actuelle du numérique offre une illustration frappante.

Comme de nombreux autres secteurs de la société, l’université est envahie par les outils et les discours du numérique censés résoudre « la crise ». En dépit des idéologies de l’horizontalité et du partage qui devaient accompagner les nouvelles technologies numériques, c’est bien l’imposition par en haut qui l’emporte dans les faits. Mais à l’égard du numérique, les universitaires semblent plongés dans une véritable hypnose collective qui met en péril leur capacité critique 6.

En contestant les politiques en cours de déshumanisation numérique nous n’exprimons aucune nostalgie pour le passé. Comme la plupart de nos contemporains nous préférons nos vêtements aux peaux de bêtes, nous circulons non seulement à pied et en vélo mais aussi en voiture et en train, voire en avion.

Mieux : disposant non pas d’une mais de plusieurs adresses internet, nous lisons et écrivons des dizaines de courriels chaque jour. Chaque jour, aussi, nous travaillons devant des écrans d’ordinateurs. Comme enseignants et comme chercheurs nous consultons des sites internet et nous participons au développement de quelques-uns d’entre eux.

Mais à l’université comme dans les autres milieux socio-professionnels, l’utopie numérique multiplie les promesses hors-sol. Elle devient une injonction permanente à innover, à être optimistes, à exceller.

Face à un avenir qui semble devenir toujours plus incertain, nos leaders économiques, intellectuels et politiques s’en remettent les yeux fermés aux futurologues issus de la Silicon Valley et ne cessent d’appeler leurs contemporains à céder devant l’impératif du progrès technologique qui prend désormais la forme du « numérique » 7.

Depuis quelques années, des structures, des outils, des langages nouveaux prolifèrent en effet pour acculturer les universités – formidables terrains d’expérimentation de la numérisation du monde – aux impératifs numériques. Partout, y compris en lettres ou en langues, en arts ou en sciences humaines et sociales, les « humanités numériques » tendent à s’imposer comme critère incontournable de financement de la recherche.

Parallèlement, la « pédagogie numérique » s’affirme comme l’horizon principal des modernisateurs soucieux de bouleverser les anciennes formes d’enseignement, considérés comme archaïques et condamnables.

Pourtant, alors même que les disciplines et les pratiques sont transformées et que les promesses technologiques se multiplient, la réflexion critique sur ces mutations reste pauvre. Les intellectuels semblent plongés dans une hypnose collective et béate.

Petit voyage dans l’université numérique

Autour du numérique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) prolifèrent un nouveau langage et ses néologismes.

Le syntagme « humanités numériques » en premier lieu s’est imposé avec une vitesse foudroyante. Il renvoyait initialement au domaine du « humanities computing » qui désignait un sous-champ des sciences humaines recourant aux ressources des outils informatiques.

Mais loin de désigner un simple outil informatique permettant de traiter de vastes données – ce qui n’a évidemment rien de neuf – les « humanités numériques » recouvrent désormais toute une panoplie d’outils, de dispositifs et de projets 8.

Des colloques leur sont consacrés, des structures d’enseignement et de recherche la reprennent pour s’auto-désigner et de multiples dispositifs et institutions sont chargés localement d’enraciner ce « tournant numérique » dans les universités et les pratiques des enseignants et des chercheurs.

Le Livre blanc publié en 2012 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et intitulé « Pédagogie universitaire numérique – Accompagnement et formation des enseignants du supérieur » reflète parfaitement le nouveau discours dominant qui tend à s’imposer.

Il considère le numérique comme un progrès qui serait freiné par les corporatismes et les frilosités des enseignants-chercheurs qu’il faudrait dès lors « accompagner » selon une logique de plus en plus contraignante 9.

Un petit voyage au pays du numérique dans l’université qui nous emploie peut aider à préciser les choses. Numérisation de l’enseignement universitaire ? A la lettre B, voici le « Bac@sable » (un « pédago-lab » qui « apporte un soutien en matière de pédagogie universitaire numérique »). A la lettre E, c’est l’« Environnement numérique de travail » ou ENT (« point d’entrée unique pour accéder à ces services. L’ENT vous permet, à partir d’un navigateur Internet d’accéder à un bouquet de services et des informations personnelles, depuis n’importe quel lieu et à n’importe quel moment. ») A la lettre L, le « Learning center » (« lieu central au cœur de l’université, rassemblant ressources et expertises »). A la lettre M, les premiers MOOCs (« Cours en ligne massifs et ouverts »).

A la lettre P, le « Prix d’excellence en enseignement » (parmi les critères d’attribution, le « développement des usages du numérique à l’appui d’une pédagogie renouvelée ») ainsi que « Plubel » (la « plateforme pour l’enseignement en ligne ») ou encore le Pass’UBFC (une carte « évolutive, dématérialisable et post-personnalisable » qui permettra à terme de vérifier la « présence en cours » et d’optimiser « le contrôle d’accès physique dans certains bâtiments »). La « Toile sociale » de l’université est présentée à la lettre T : ce « réseau de sites homogène et cohérent » fédère : « Facebook : 4600 j’aime. Twitter : 1900 abonnés. Chaîne Youtube : 6500 vues. » Il n’est pas non plus sans intérêt de faire une petite étape à la lettre L (pour « Livre numérique ») ou à la lettre W (pour « webdocumentaire »).

Au-delà existent des dispositifs plus intégrateurs encore : le SDN (« Schéma Directeur du Numérique »), ou encore le PSIUN (« Pôle des Systèmes d’Information et des Usages du Numérique »), le tout inclus dans un « Projet d’université numérique » piloté par le « Vice-président délégué au campus numérique, aux systèmes d’information et aux learning centers » (VPDCNSILC).

Nous ne sommes pas seuls à vivre l’accélération de la numérisation du monde. Tous les métiers connaissent ou connaîtront à court terme ce bouleversement massif.

Mais, à l’université comme ailleurs, le scepticisme et les doutes sur le bien-fondé de ce processus condamnent à passer pour de ringard obscurantiste, de pessimiste congénital, de méprisable trouillard. Or, le déferlement irrationnel du processus a pourtant de quoi inquiéter.

Le numérique par en haut

La numérisation de l’université et de l’enseignement supérieur fait l’objet d’un nombre croissant de travaux spécialisés en sociologie, en sciences de l’information et de la communication ou en sciences politiques.

Tous montrent à quel point le processus est lié à des choix politiques globaux, avec le soutien très actif de grands groupes multimédias en quête de nouveaux marchés. Il est possible de reconstituer brièvement quelques étapes majeures du processus.

A partir du milieu des années 1990 a commencé à émerger le thème des « universités virtuelles » censées remplacer les universités traditionnelles grâce au potentiel des nouveaux réseaux de communication. En 1997 est d’ailleurs créée dans ce but une direction de la technologie au sein du ministère de l’Enseignement supérieur.

Il ne s’agit évidemment pas d’un processus franco-français, le gouvernement travailliste investit par exemple de son côté 76 millions d’euros pour un projet d’université virtuelle britannique (UkeU), lancé à la même période et arrêté en 2004 10.

Le ministère français de l’Éducation Nationale et de la Recherche, « soucieux de préserver l’excellence de l’enseignement supérieur et de le moderniser », a lancé depuis 2000 trois appels à projets dits « Campus numériques français ». Le ministre Claude Allègre justifiait cette politique au nom « de la nécessité de construire un outil de défense de l’université française, voire européenne, face aux géantes américaines ».

Alors même que s’édifie parallèlement un marché mondial de l’enseignement, l’argument est largement repris dans la presse et les milieux politiques 11. Un Campus numérique se définit comme un « dispositif de formation interuniversitaire centré sur l’apprenant proposant des services innovants via des technologies numériques ». En avril 2003, 64 campus numériques ont été labellisés.

Le « Rapport sur l’université numérique » remis à Valérie Pécresse en 2008 prolonge et radicalise ce mouvement antérieur. En 2012, la volonté gouvernementale de développer les cours en ligne conduit également à la mise en place du projet « France Université Numérique » afin de promouvoir les MOOCs et combler le supposé « retard » hexagonal en ce domaine.

A la suite de la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche – qui comporte un article précisant que « les établissements d’enseignement supérieur rendent disponibles, pour les formations dont les méthodes pédagogiques le permettent, leurs enseignements sous forme numérique » –, le ministère ouvre finalement la plateforme France Université Numérique (FUN).

Depuis 2014, le cadre législatif et gouvernemental est en place. Après le temps de l’action incitative de l’État, en quête de solutions face à la crise supposée des universités, vient celui de la diffusion de nouvelles pratiques et de nouveaux outils auprès des acteurs d’en bas, qu’ils soient administratifs, enseignants-chercheurs ou étudiants. Au printemps 2015, le colloque annuel de la conférence des présidents d’université portait significativement sur « l’université 3.0 » de demain 12.

Par ailleurs, cette politique de l’État en faveur de l’université numérique s’accompagne en parallèle de l’émergence de nouvelles disciplines et de nouvelles communautés professionnelles chargées d’accompagner le mouvement, de le légitimer, qu’il s’agisse d’« ingénieur en pédagogie numérique » ou autres experts en « humanités numériques » et en sciences de l’info-com qui trouvent ainsi des postes et des financements 13.

Utopies et promesses du numérique universitaire

Comment expliquer la conversion si rapide de l’université au numérique ? Elle tient, en premier lieu, à la multiplication des promesses et des utopies. Depuis une quinzaine d’années, de nombreux chercheurs ont exploré « l’imaginaire d’internet ».

Dès 2001, Patrice Flichy montrait comment la diffusion de l’internet et de ses infrastructures techniques s’opérait à travers des discours idéologiques produits par des communautés d’entrepreneurs issus des Etats-Unis 14.

Philippe Le Breton mettait en garde, de son côté, contre les dangers du « culte de l’internet » dans lequel il voyait une idéologie contestable et irrationnelle 15. Depuis quinze ans, le numérique offre, en effet, un remarquable bain de jouvence au progressisme technologique en proie au doute depuis les années 1970 16.

Le numérique accompagne ainsi la réactivation d’une forme de fatalisme technique qui identifie le progrès, la technique et le marché. Il repose sur la réactivation d’anciennes formes de discours progressistes simplificateurs visant à contraindre les opposants et les sceptiques au silence.

Le plus classique d’entre eux est bien connu : les techniques seraient neutres et tout dépendrait des usages ; les protestations résulteraient de l’ignorance de groupes corporatistes à contre-courant de l’histoire et refusant de s’adapter à la « modernité ». A l’université, comme ailleurs, triomphe le « solutionnisme technologique » dont Evgeny Morozov a bien montré les limites et aberrations 17.

Face au déferlement débridé du numérique, peu importe le coût de tous ces équipements, peu importe que le monde souffre de surconsommation de ressources et d’énergie − que consomme un data center ? −, de pollution généralisée − que deviennent les déchets électroniques ? −, de la reproduction ou de l’aggravation des inégalités spatiales et sociales, de l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’accélération généralisée 18.

Peu importent l’appauvrissement des savoir-faire, l’affaissement des liens pédagogiques, les inégalités des pratiques étudiantes face aux technologies, l’inflation des procédures d’évaluation, l’infantilisation et l’obsolescence généralisées, l’entrée en force de firmes privées dans l’enseignement public, la politique de réduction des effectifs enseignants par le numérique à l’heure d’une austérité budgétaire sans précédent.

Peu importe tout cela puisqu’il faut être moderne et adopter la dernière nouveauté les yeux fermés.

L’université comme un refuge ?

Beaucoup d’experts, d’entrepreneurs et de politiques répètent que le numérique est devenu un « impératif » auquel il faut se convertir 19. Mais, face à l’hypnose numérique, nous voulons au contraire garder les yeux ouverts.

De quelle université avons-nous besoin ? Un espace émancipateur propice au débat et à la réflexion, où les évolutions du monde sont décryptées autrement que dans l’urgence ? Ou bien un laboratoire pour l’innovation à tout prix, au service de la compétition économique, vitrine pour les réformes managériales et les grands projets techniques qui s’emparent de l’ensemble de la société ?

La deuxième option est en train de l’emporter sur les ruines de la première.

Nous pensons que, derrière des effets de mode – il est possible, par exemple, que les MOOCs se dégonflent un jour ou l’autre comme des ballons de baudruche –, ce qui est à l’œuvre rend indispensable une réflexion collective sur ce que sera l’université dans un futur proche : dès demain, et non pas après-demain ou plus tard encore. Le modèle de l’étudiant, de l’enseignant et du chercheur ultra-connectés produit déjà des effets de déshumanisation tangibles.

Au lieu de nous en remettre aux entrepreneurs et aux prophètes du numérique, pourquoi ne pas nous interroger sur ces trajectoires et les discuter, même si nous ne sommes ni experts, ni programmeurs ?

Nous avons notre mot à dire sur ces bouleversements de notre travail et de notre vie, sur les idéologies qui les sous-tendent. Nous contestons les discours dominants sur la neutralité des techniques et nous refusons d’être placés devant l’évidence du déjà-là. Nous contestons toute acceptation passive et acritique d’un soi-disant ordre des choses.

Nous voulons pour demain d’une université réaliste et ambitieuse, à la fois recours face aux violences et lieu d’expérimentation. Nous la voulons capable de se placer à contre-courant des idéologies dominantes et de critiquer les innovations frénétiques et irresponsables. Attentive au pouvoir des mots, cette université-là ne se laissera pas naïvement séduire par les sirènes des « humanités numériques », de ce « tout-numérique » qui laisse de plus en plus de manières de penser et d’êtres humains sur le bord de la route.

La réflexion critique exige du temps, de la disponibilité et de l’ouverture d’esprit, un droit au tâtonnement et à l’erreur. L’injonction numérique, qui ne laisse pas la place au débat, risque de rendre même impossible le positionnement pour ou contre. Il ne faudrait pas que se dessine une alternative extraordinairement appauvrissante entre un oui de l’inclusion acritique et un non sanctionné par l’exclusion.

Thomas Bouchet et François Jarrige,

maîtres de conférences en histoire à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

Post-scriptum : ce texte est la reprise augmentée d’une tribune collective parue dans le journal Libération du 15 juin 2015 et intitulée “A l’université, l’illusion numérique”.


Notes:

1 Christophe Charle, Charles Soulié (ed.), Les ravages de la modernisation universitaire, Paris, Syllepse, 2008.

2 Christophe Bonneuil et Pierre Benoit Joly, Sciences, techniques et société, Paris, La découverte, 2013 ; Bernadette Bensaude-Vincent, Les vertiges de la technoscience, Paris, La découverte, 2009.

3 Voir la lettre de mission de la ministre et le rapport remis par Henri Isaac. L’auteur de ce rapport à la gloire de l’université numérique est par ailleurs spécialiste de e-commerce et de e-management, et membre du conseil scientifique du think tank « Renaissance numérique » qui œuvre depuis 2005 à la diffusion des outils numériques dans toutes les sphères de la société.

4 Yves Dupont, L’Université en miettes. Servitude volontaire, lutte des places et sorcellerie, Montreuil, L’Échappée, coll. « Pour en finir avec », 2014.

5 Romuald Bodin et Sophie Orange, L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues, Bellecombe-en-Bauges, Éd. du Croquant, 2013.

6 Roland Reuss, Sortir de l’hypnose numérique, Paris, îlots de résistance, 2013.

7 Cédric Biagini, L’emprise numérique. Comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies, Montreuil, L’échappée, 2012.

8 Dans une bibliographie qui devient pléthorique, cf. Bernard Stiegler (Dir.), Digital Studies : organologie des savoirs et technologies de la connaissance, Limoges, Fyp éditions, 2014, ou Milad Doueihi, Qu’est-ce que le numérique ?, Paris, PUF, 2013.

9 Jérôme Valluy, « TIC et enseignement supérieur : comment (re)nouer le dialogue ? », Distances et médiations des savoirs, 4 | 2013.

10 Catherine Chabert, « L’université virtuelle britannique », Distances et savoirs, vol. 4, n°1, 2006, p. 23-39.

11 Françoise Thibault, « Campus numérique : archéologie d’une initiative ministérielle », Études de communication, 2007-2, p. 17-48.

12 Laura Wojcik, « Ce que le numérique à l’université change pour les étudiants », Le Monde.fr, le 2 juin 2015.

13 Fabien Granjon, « La critique est-elle soluble dans les sciences de l’information et de la communication ? », in E. George, F. Granjon (dir.), Critique, sciences sociales et communication, Paris, Mare & Martin, 2014, p. 291-355.

14 Patrice Flichy, L’imaginaire d’Internet, Paris, La découverte, 2001.

15 Philippe Breton, Le culte d’Internet, menace pour le lien social, Paris, La Découverte, 2000.

16 On parle d’ailleurs d’industrialisation de la formation grâce aux nouveaux outils.

17 Evgeny Morozov, Pour tout résoudre cliquez ici. L’aberration du solutionnisme technologique, FYP Editions, 2014. Dans une tribune récente, E. Morozov invitait également à « résister à l’ubérisation du monde » et constatait que « les hackers, devenus entrepreneurs, se sont mis en tête de « bouleverser » l’université comme ils avaient auparavant bouleversé les domaines de la musique et du journalisme », voir « Résister à l’uberisation du monde », Le Monde diplomatique, septembre 2015.

18 Fabrice Flipo, François Deltour, Michelle Dobré, Marion Michot, Peut-on croire aux tic vertes ? Technologies numériques et crise environnementale, Nantes, Presses des Mines, 2012. Eric Sadin, La Vie algorithmique. Critique de la raison numérique, Montreuil, L’échappée, 2015. Sherry Turkle, Seuls ensemble. De plus en plus de technologies de moins en moins de relations humaines, Montreuil, L’échappée, 2015.

19 Michel Wieviorka, L’impératif numérique ou La nouvelle ère des sciences humaines et sociales ? Paris, CNRS Éditions, 2013.

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