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Où est le problème?

Dans un souci de pluralisme, nous publions cette lettre émanant d’un pronucléaire…

 

Paroles de lecteurs

Depuis la destruction (sans conséquences humaines graves) des réacteurs de Fukushima par un tsu-nami catastrophique, le débat nucléaire se développe dans le « Courrier des lecteurs ». Je relève cinq lettres depuis le 7 mai, dont deux sont pronucléaires et trois sont antinucléaires. Peut-on affirmer pour autant que 40% de vos lecteurs sont « pro », 60% sont «anti»? Certes non ! On sait bien que les «anti» sont des militants, utilisant toutes les ressources pour faire connaître leur point de vue.

Les «pro» sont souvent des ingénieurs, techniciens, cadres, médecins, travaillant ou non dans cette industrie, mais que leur formation prédispose à comprendre ce dont il s’agit. Ces personnes répugnent à s’engager dans des actions militantes, sont discrètes et isolées, et ne sont pas habituées ni incitées à faire entendre leur voix.

En fait, le déchaînement organisé contre le nucléaire, fondé sur des risques supposés inacceptables pour l’environnement ou la sécurité, remonte au début des années 1970. Les trois lettres visées ci-dessus reprennent des arguments cent fois ressassés, dont l’exagération déraisonnable a été montrée de façon convaincante par des gens compétents. Exemples d’arguments faux, les vertus des éoliennes et autres énergies «renouvelables», le coût, l’irrégularité, les nuisances diverses de ces techniques supposées «propres» les condamnent à n’être, au mieux, qu’un appoint ; les ressources en uranium et thorium: elles sont infinies dès lors que les surgénérateurs, qui marchent très bien même si leur nécessité économique n’est pas actuelle, entreront en service; les dangers des déchets, qui sont en fait parfaitement maîtrisés ; les risques d’accidents de réacteurs, qui sont réels mais dont Fukushima a montré que leurs conséquences sanitaires sont très faibles; la possibilité de se passer du nucléaire: une illusion devant l’épuisement de certaines ressources en combustibles, les risques pour le climat, la croissance de la population mondiale et de ses besoins, même si l’on admet que cette croissance est arrivée à son terme dans les pays développés; le coût du démantèlement des installations en bout de course, lieu d’évaluations fantaisistes que rien n’étaye; les difficultés de démarrage de la filière EPR, en voie de résolution, et explicables pour toute technique nouvelle.

Jean Günther – Lyon

Le Monde, rubrique « Courrier du jour », le 24 mai 2011.

Ce Jean Günther n’est pas un autre Günther (Anders), et finalement, contrairement à ce que pourrait laisser croire le caractère grossièrement trompeur des affirmations avancées, ce n’est pas une caricature des arguments pro nucléaires. En effet, M. Jean Günther existe bel et bien: c’est un ancien ingénieur à la retraite, membre de l’Association des Ecologistes pour le Nucléaire (AEPN) et qui donne de temps à autre des articles pour l’Association Française d’Intoxication Scientiste (AFIS). Mort de rire!

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